Mon combat pour devenir maman, un parcours difficile et semé d’embûches

Bonjour la communauté Neuf Mois ! Je m’appelle Jessica et je voulais partager mon histoire avec vous, celle de mon combat pour avoir un enfant. Un parcours difficile, semé d’embûches, que j’ai eu envie de vous raconter.

La rencontre avec l’homme de ma vie

J’ai rencontré celui qui allait devenir mon compagnon il y a presque 10 ans. Notre rencontre est banale, quelques discussions sur un tchat (vive les années 2000 !) et un dimanche d’octobre, nous avons rendez-vous pour la première fois. Il est dans sa voiture, et roule tout doucement, pour voir s’il me trouve assez jolie pour arrêter la voiture, ou bien pas assez, pour vite démarrer ! Il choisit finalement la première option.

Très vite, je constate qu’il est aussi déluré que moi. Il aime aussi rire pour un oui ou un non, et a le même humour, aussi spécial que moi. Il faut dire qu’il me plaît aussi beaucoup physiquement, j’ai toujours aimé le style « bad boy ». Je l’analyse beaucoup au cours du premier rendez-vous, et je lui dis finalement oui pour une deuxième sortie. Il est tout content, et du coup, tente de m’embrasser en me disant au revoir, mais je lui laisse comme qui dirait « un gros vent ». Trois jours plus tard, nous nous revoyons et nous nous embrassons pour la première fois. Je m’en souviendrai toute ma vie de ce jour.

Étant toujours à l’école, je ne pense pas encore à avoir un enfant. Je pars en vacances avec lui, il vient me voir tous les jours, même si nous vivons chacun de notre côté chez nos parents. Il parcourt chaque jour 120 kilomètres pour me voir. Nous sommes heureux, car tout va bien. J’obtiens mon permis, mon diplôme, et très vite, je trouve du travail. Tout nous sourit.

Nous avions décidé de construire notre famille

C’est là que nous décidons de construire une belle maison avec plusieurs chambres, afin de construire notre petite famille. Alors que la construction commence, nous décidons que nous sommes prêts à avoir des enfants. J’arrête la pilule, et très vite, je constate que quelque chose ne va pas. Un pressentiment, je ne sais pas. Je sais juste que quelque chose ne va pas.

La construction de la maison avance à grands pas, et je ne suis toujours pas enceinte. Je ne m’inquiète pas outre mesure, car je me répète que tant que la construction de la maison n’est pas terminée, avoir un bébé dans ces conditions n’est pas une bonne idée. La poussière, le bruit…. Je ne veux pas qu’il tombe malade.

Seulement voilà, au bout de deux ans de construction, mon compagnon se dispute avec sa famille et décide de s’installer dans notre maison. Je vis toujours chez mes parents, mais je ne veux pas le laisser vivre seul dans la maison. Cette dernière n’est pas complètement terminée, il n’y a qu’un divan dans le salon, une cuisine, mais pas d’électricité, pas de chambre, de salle de bain, bref, rien ! Heureusement, mes parents sont très présents, ils lavent notre linge, nous mangeons et nous nous lavons chez eux. Rapidement, mon compagnon installe l’électricité dans la maison, travaillant jour et nuit pour terminer les travaux.

Je l’aide, mais il faut avouer que je n’ai pas la même force, et que je suis beaucoup plus lente que lui.  Nous voulons toujours un bébé, mais le moment n’est pas très bien choisi pour en accueillir un.

Toujours pas de signe, toujours pas enceinte

Je me rends compte que quelque chose cloche une fois que nous sommes bien installés dans la maison. Je décide d’aller voir un médecin pour essayer de comprendre ce qui ne va pas. J’apprends que les spermatozoïdes de mon compagnon sont un peu « fainéants », ce qui peut toutefois être résolu par un apport en vitamines. J’ai également un problème de trompes, ce qui signifie que je dois très vite être opérée. Après l’opération, j’ai de grosses douleurs pendant 8 jours. Heureusement, mon compagnon est là pour m’épauler. Le chirurgien nous informe que nous pourrons refaire l’amour pour concevoir, assez rapidement après l’intervention. Selon lui, tout va bien.

Cependant, plusieurs mois passent et je ne suis toujours pas enceinte. Je m’inquiète, et je lis sans cesse les papiers donnés par les médecins, à la recherche d’un éventuel problème qu’ils n’auraient pas vu. Une chose me saute alors aux yeux : une AMH à 0.97, signe d’une insuffisance ovarienne précoce. Je comprends qu’il ne faut plus traîner, et que la procréation médicalement assistée devient une option.

Je reprends contact avec la gynécologue, qui apparemment n’a pas correctement lu les papiers. Surprise par ce taux si bas, elle m’apprend qu’une insémination est programmée pour le cycle suivant, car on ne peut plus perdre de temps. Je prends un traitement, qui me rend alors très nerveuse. Je n’arrive plus à contrôler mes émotions, et je me décharge sur mes proches et mon compagnon. Nous sommes en plus à Noël, donc l’ambiance n’est pas top. Je prends un traitement pendant 5 jours, le plus léger possible et la surprise à l’arrivée est de taille : 4 gros œufs, prêts à recueillir les spermatozoïdes de mon compagnon. 4 chances d’être maman…


Je perds peu à peu l’espoir de devenir maman

Seulement la gynécologue ne veut pas faire l’insémination, car le risque de grossesse multiple est grand. J’ai le choix entre deux options : l’interdiction de rapports sexuels pendant 5 jours, ou subir une petite intervention pour percer 2 gros œufs, afin de faire l’insémination avec les deux œufs qu’ils restent.

Quelques jours plus tard, nous nous rendons à la clinique, afin que mon compagnon dépose ses spermatozoïdes. J’attends dans la chambre pendant deux heures, puis je vais en salle d’opération. Quelle n’est pas ma surprise quand la gynécologue qui s’occupe de moi (qui n’est pas ma gynécologue habituelle) m’annonce que les spermatozoïdes de mon conjoint sont de très mauvaise qualité. Je suis choquée, ma gynécologue habituelle m’ayant assuré qu’ils étaient de bonne qualité, malgré un ou deux plus lents que les autres. Puis j’apprends que sur les 4 œufs que j’avais, seul un subsiste. Je ne comprends pas, je me demande où ils sont passés. La gynécologue est incapable de me répondre, et me dit que j’ai peut-être ovulé un jour avant. Elle décide de percer le seul œuf qu’il me reste. C’est douloureux. Je ressens la douleur physique et morale.

Rien ne semble fonctionner

15 jours après, j’effectue une prise de sang, qui confirme, hélas, que je ne suis pas enceinte. J’ai le droit à une seconde insémination, sans traitement, car malgré mon insuffisance ovarienne, j’ovule toujours. Le résultat est malheureusement négatif. Je refais une troisième insémination, elle aussi négative. Je suis très déçue, tout comme mon compagnon, qui lui, est mécontent des médecins. Il décide alors de téléphoner à une autre clinique. Nous obtenons rapidement un rendez-vous et rencontrons la gynécologue. Je la trouve gentille, patiente, très à l’écoute. J’ai à nouveau de l’espoir, et espère devenir maman. Nous subissons de nouveaux examens, et découvrons que mon conjoint a de très mauvais spermatozoïdes. Ils sont en effet, tellement lents, qu’ils meurent en chemin. Il est en fait impossible pour nous d’avoir un bébé de manière naturelle.

Je vais bientôt commencer les traitements et les piqûres. J’ai peur, mais en même temps, tellement hâte de rencontrer mon petit bébé. Même s’il n’est pas encore là, nous l’aimons du plus profond de notre cœur. Nous savons qu’il est là, quelque part, mais nous avons juste besoin d’un petit coup de pouce des médecins pour le rencontrer. Il est notre combat, notre vie…

 

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