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Grossesse : quels sont mes droits au travail ?

Grossesse : quels sont mes droits au travail ?

Bien vivre sa maternité au bureau, c’est possible. De l’annonce de la grossesse au retour de votre congé maternité, la loi protège les nouvelles mères.

Dois-je annoncer ma grossesse rapidement ?

Rien ne vous y oblige et vous ne pouvez pas être sanctionnée pour ne pas avoir annoncé votre grossesse, même dans le cadre d’un entretien d’embauche. Mais vous avez tout intérêt à déclarer votre état dès que possible : cela vous permet de bénéficier de mesures qui facilitent votre travail au quotidien mais aussi d’être protéger contre le licenciement.

Vous pouvez également demander un changement d’affectation sans perte de salaire. Ces dispositions sont prévues par la convention collective de l’entreprise ou par le code du travail, la convention s’effaçant devant la loi lorsqu’elle est moins favorable à la salariée.


Quand puis-je partir en congé de maternité ?

En tant que salariée enceinte, vous devez adresser à votre employeur par lettre recommandée avec accusé de réception votre certificat médical de grossesse et les dates de départ et de retour de congé de maternité. Cependant, certaines femmes enceintes se contentent de donner ces document de la main à la main.

En cas de naissance simple, la durée du congé maternité est de seize semaines: six semaines avant et dix semaines après votre accouchement. Vous pouvez répartir ce congé à votre convenance, en prenant au minimum deux semaines avant l’accouchement. Si vous accouchez avant terme, le congé est désormais est prolongé en fonction du nombre de semaines de prématurité.

Si on me réclame d’urgence au bureau pendant mon congé de maternité, que faire ?

Vous n’êtes pas obligée de prendre la totalité de votre congé maternité. En revanche, vous devez cesser de travailler pendant au minimum huit semaines, dont six après l’accouchement. Votre employeur ne peut pas vous faire travailler durant cette période, sinon, gare aux amendes. Le non respect de ces dispositions peut entraîner une sanction pénale.

Financièrement, comment je fais pour m’en sortir ?

Si vous n’êtes pas fonctionnaire, votre salaire n’est pas dû pendant ces congés, sauf convention collective ou accord plus favorables. Vous percevez en revanche des indemnités journalières de la Sécurité Sociale, égales à votre salaire journalier net, si vous justifiez de dix mois d’immatriculation à la date présumée de l’accouchement, mais également d’une durée minimale de travail et de cotisations.


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Suis-je sûre de retrouver ma place à mon retour de congé maternité ?

N’ayez crainte : durant les quatre semaines qui suivent la fin de votre congé de maternité, votre employeur ne peut pas vous licencier, sauf pour faute professionnelle grave non liée à votre état ou s’il est impossible de maintenir votre contrat pour une raison économique (dépôt de bilan, compression de personnel…).

De plus, selon certaines dispositions européennes, à votre retour de congé maternité, vous devez réintégrer votre poste ou retrouver un emploi équivalant en bénéficiant des augmentations de salaires et améliorations des conditions de travail mises en oeuvre pendant votre absence. À savoir, si vous êtes salariée, à la reprise de votre activité après votre congé maternité, vous avez le droit à un entretien avec votre employeur afin de faire le point sur votre orientation professionnelle.

Et si je veux poursuivre mon congé maternité pour allaiter bébé ?

La loi ne prévoit aucun congé spécifique concernant l’allaitement. La seule solution pour la maman qui désire prolonger l’allaitement est de prendre un congé parental d’éducation, si elle justifie d’un an d’ancienneté. En dernier lieu, vous pouvez obtenir un congé pathologique de vingt-huit jour, que les médecins délivrent assez facilement. Mais attention, dans ce cas, vous ne serez plus en congé maternité mais en arrêt maladie.

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