Témoignage : « atteinte des ovaires polykystiques, j’ai la chance d’être enfin enceinte »

Bonjour à toutes ! Moi c’est Barbara, je suis atteinte du syndrome des ovaires polykystiques.  J’ai eu mes premières règles à l’âge de 13 ans. C’était un sujet tabou chez moi, alors on n’en parlait jamais. Je n’ai pas eu de renseignements sur la « normalité », ou sur la sexualité. Et ces règles n’ont jamais été régulières (une à trois périodes par an), et ça ne m’a jamais paru suspect. J’en étais même contente : qui veut des règles tous les mois à 13 ans ?

À 16 ans, toujours la même irrégularité pour mes règles

Mais suite à un craquage de préservatif, me voilà enceinte ! Je suis allée en planning familial, et j’ai pu avorter. Suite à cela, j’ai pris la pilule (j’en ai essayé plusieurs), et je n’avais plus de règles (le rêve !) avec cette contraception. Âgée de 21 ans, lors d’une visite chez un nouveau généraliste, je lui fais part de tout ça. Il demande une prise de sang. Sans me dire ce que j’ai quand il reçoit les résultats. Il m’annonce simplement que je vais avoir besoin d’un coup de pouce quand je voudrais avoir des enfants, rien de grave…

À 23 ans, arrêt de la pilule, les cycles sont toujours très rares !

Je laisse tout ça passer sans me prendre la tête… 2013, au vu de la complexité de la prévision des cycles (jamais au même moment, et de durée variable, 1 à 12 mois), je consulte un gynécologue. Prise de sang, échographie, et le verdict tombe : j’ai le syndrome des ovaires polykystiques. Mais avec une grossesse naturelle quelques années plus tôt, il propose de relancer mes cycles avec des comprimés qui me donneront des cycles artificiels pour commencer, puis une petite stimulation ovarienne. Les cycles reviennent, mais pas de grossesse.

Je change de gynécologue pour passer dans un centre de procréation médicalement assistée

On me refait une batterie de tests, à chéri aussi. On va me stimuler les ovaires de différentes manières, un mois sur deux pour ne pas les surmener, et un mois sur deux avec des comprimés pour me donner des règles artificielles. On change de comprimés pour stimuler les ovaires (tests de grossesse négatifs), on passe ensuite aux inséminations artificielles avec stimulation des ovaires par injection (tests négatifs), puis on est orientés vers la FIV début 2017. Stimulation ovarienne par injection, ponction des ovules sous anesthésie locale, 18 prélevés, dont 12 matures ! Ils sont fécondés et sont sous bonne garde pendant 5 jours où 9 se sont parfaitement développés, mais pas de transfert d’embryon de suite car on craint une hyper stimulation qui serait dangereuse pour l’embryon comme pour moi.


Le mois d’après, on me transfert le premier embryon qui s’accroche et se développe le temps de 5 semaines avant de s’arrêter spontanément. Il aura fallu près de trois semaines et plusieurs prises de comprimés pour avoir une fausse couche presque complète… Deuxième transfert deux mois après, mais négatif. Deux mois encore plus tard, troisième transfert qui est positif. J’en suis à ma douzième semaine de grossesse, et pour le moment tout va bien. J’ai vu bébé sur trois échographies déjà, et tout évolue normalement, bébé est dynamique ! Rien n’est encore gagné, mais j’ai bon espoir. Il nous reste 6 embryons congelés et des paillettes de sperme. Si tout se passe bien pour nous, nous en ferons don aux couples dans la détresse qui attendent souvent des années avant d’avoir un don de gamètes, sans garantie de succès.

Je suis la seule dans ma famille à avoir ce syndrome, et c’est souvent pris à la légère… Quand la plupart des femmes ne rencontrent aucun problème pour avoir un enfant, il m’aura fallu 5 ans depuis l’arrêt de la pilule pour avoir un petit cœur qui bat en moi. Je m’estime heureuse de ne pas combiner plusieurs maladies, car nombreuses sont celles touchées par l’endometriose en plus du syndrome des ovaires polykystiques, un fléau ! L’espoir est permis car ce syndrome n’est pas une fatalité. Merci de m’avoir lue !

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  • Quel témoignage émouvant que celui que tu viens de relater! On retient tout simplement que ton chéri et toi vous êtes devenus parents grâce à la PMA. C’est super et j’espère que ton histoire pourra aider d’autres femmes infertiles à tomber enceinte comme toi et avoir ce bébé qu’elles désirent tant.

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