La contraception influence-t-elle la fertilité ?

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Quand on a pris la pilule ou que l’on a utilisé un autre contraceptif, faut-il attendre plus longtemps après l’arrêt de la contraception pour être enceinte ? Les réponses de Céline Glorie, sage-femme orthogéniste.

Ça dépend de chaque couple

Vrai. Eh oui, la fertilité de l’un n’est pas celle de l’autre. Ceci étant, les chances qu’une grossesse se déclare dès le premier cycle sont de 25% en moyenne, sachant que chez les couples présentant une fécondabilité élevée le ratio peut être très supérieur et bien évidemment très inférieur chez les couples hypofertiles.

L’âge est aussi à prendre en compte. En effet, après 35 ans, il est plus difficile d’obtenir une grossesse et donc moins probable que cela se fasse dès le premier cycle. Mais tous les couples mettront les chances de leur côté en multipliant les rapports sexuels au moment de l’ovulation. Un au moins, c’est le minimum, mais pourquoi se priver quand en plus c’est pour la bonne cause ?

Certaines méthodes de contraception ralentissent le retour rapide à la fécondité

Faux…Ou presque. Stérilet, pilule, implant… c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Le retour à la fécondité est rapide en général, en fonction évidemment de l’état de fécondité du couple.

Seule une méthode contraceptive très peu utilisée en France freine sérieusement la fécondité : il s’agit d’une méthode progestative injectable en intramusculaire, effectuée tous les deux ou trois mois. Dans ce cas, il faut parfois attendre une bonne année avant que les cycles menstruels normaux se mettent en place.

Après l’arrêt de la pilule oestroprogestative, on peut ne pas avoir de règles

Vrai. Dans certains cas, oui, il peut y avoir une aménorrhée pendant quelques mois. Mais en général pas plus de trois mois. Si c’est le cas, il faut consulter par précaution.

Quand on a pris la pilule pendant des années, il faut du temps pour retrouver une fécondité

Faux. Le retard de fécondité est imputable en général aux troubles du cycle que connaissaient ces femmes avant de prendre la pilule, la contraception les ayant en apparence résolus.


En cas d’ovaires polykystiques, d’excès de sécrétion de l’hormone prolactine par l’hypophyse, d’insuffisance ovarienne ou d’antécédents d’anorexie mentale, la fécondité peut connaître quelques soucis. D’où l’importance de consulter afin de bénéficier d’un traitement adapté à ces pathologies.

Source :

Institut National d’Etudes Démographiques

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