Neufmois.fr » Conception » Grossesse, pourquoi remettre le couvert ?

Grossesse, pourquoi remettre le couvert ?

Ça y est, le cap est passĂ©, tu n’es plus « nullipare » comme on dit, tu es une maman, une vraie, une expĂ©rimentĂ©e ! Et dĂ©sormais une nouvelle question trotte dans ta tĂȘte
. Et on si faisait un deuxiĂšme bĂ©bĂ© ChĂ©ri ? Oui, tu as envie de remettre le couvert, la grossesse te manque


 

Au fil des mois, tu as acquis une solide expérience

Les nausĂ©es, les sautes d’humeur, les fringales, la rĂ©tention d’eau, la masse si difficile Ă  dĂ©placer, la chaleur qu’on ne supporte plus, les pieds qu’on ne voit plus, les piqĂ»res mensuelles, les pipis dans un dĂ© Ă  coudre, les restrictions alimentaires, les rendez-vous mĂ©dicaux
 ça c’est sĂ»r, tu l’as mĂ©ritĂ© ton bĂ©bé ! Et justement, aprĂšs toutes ces pĂ©ripĂ©ties, c’est  l’accouchement. Le plus beau et aussi le plus horrible moment de toute ta vie. La douleur du travail, tu connais ! Les joies de la dĂ©livrance
 Miam ! Quand tu crois que c’est fini et que tu as ta fameuse merveille dans les bras, il y a ce qu’on appelle pudiquement le « post partum »  Que ce soit la cicatrice de la cĂ©sarienne, celle de l’épisiotomie et autres joies d’un accouchement quelle que soit la voie, vraiment, ça n’est pas trĂšs beau Ă  voir ! Alors toi, tu as envie qu’on te laisse tranquille
 mais tu viens de dĂ©couvrir l’existence de ton pĂ©rinĂ©e
 le pĂ©rinĂ©e, cette chose Ă©trange qui maintient tous tes organes Ă  leur place et qui t’évite d’avoir l’impression de rĂ©gresser en premiĂšre annĂ©e de maternelle, quand tu flippais au moindre « accident » dans le pantalon. Ce pauvre pĂ©rinĂ©e a subi les affres de la grossesse, du poids du bĂ©bĂ©, et de la poussĂ©e, et il te faut donc le rĂ©Ă©duquer Ă  grand coup de sonde. Le comble du glamour.

Pourtant on continue Ă  dire qu’un bĂ©bĂ© c’est « que du bonheur » et mĂȘme ton chĂ©ri  y va de son « et t’en voudrais pas un petit deuxiĂšme ? ».

 

Pardon ? Un quoi ? Un deuxiÚme ?

Fais-toi une raison, plus jamais je ne tomberai enceinte, plus jamais je n’accoucherai, plus jamais on n’approchera ne serait-ce que d’un mĂštre de mon intimitĂ©, n’y pense mĂȘme pas !  C’est dit ! Et puis les mois passent, ChĂ©ri change d’avis Ă  propos du deuxiĂšme et
 toi aussi
  Pourquoi ?  D’abord parce qu’il y a cette fichue nostalgie. Ce petit sourire attendri qui s’accroche malgrĂ© toi quand tu vois une femme enceinte, un nouveau-nĂ©, un body taille 0, des petits chaussons ou pire, des vidĂ©os de chatons ! (je sais, ça n’a rien Ă  voir, mais quand mĂȘme). Ensuite, parce que notre cerveau est extrĂȘmement bien pensĂ© (c’est le cas de le dire). Il dispose d’une touche « reset » qui effacera petit Ă  petit le souvenir de la douleur, de la fatigue, du biberon de 3 heures du matin, de la couche atomique de 6 heures, des poussĂ©es dentaires
 pour ne garder que les petits bruits du nourrisson, la petite bouche pleine de lait, le premier sourire, le premier cĂąlin



Et si on rĂ©flĂ©chit bien, financiĂšrement parlant tu as dĂ©jĂ  tout le matĂ©riel nĂ©cessaire. La baignoire et la nacelle prennent de la place dans la cave, on n’a pas encore repliĂ© la table Ă  langer, autant rentabiliser ! Et tous les petits vĂȘtements rangĂ©s dans tout un tas de cartons qui prennent une place folle
 On a Ă  peine eu le temps de lui mettre ! En plus les choses Ă©voluent si vite en matiĂšre de puĂ©riculture ! Tu aimerais bien tester la nouvelle mĂ©thode de prĂ©paration Ă  l’accouchement venu de PĂ©taouchnok (c’est en Inde, je crois) dont ta copine Nathalie t’as parlĂ©. Oh et la nouvelle poussette double tout-terrain, 4 roues motrices qui tient dans un coffre de ta petite voiture citadine qui vient de sortir, elle est vraiment gĂ©niale ! Ah mais pour ça, il faut un bĂ©bĂ©, c’est vrai !

 

Et puis, tu as pris la confiance !

Pour le premier, on se pose plein de questions, on lit plein de bouquins (en se rendant compte que ça ne sert Ă  rien et qu’on n’est pas plus avancĂ©es), et on est presque toutes persuadĂ©es d’ĂȘtre des mĂšres en carton. (« Mais qu’est-ce qu’il a ? Pourquoi il hurle comme ça ? Je ne comprends pas ? Mais parle bon sang ! »). Et puis au bout de quelques temps, notre petit ange est toujours lĂ , il va plutĂŽt bien, et on se dit que finalement, on n’est pas de si mauvaises mĂšres que ça (sinon les services sociaux seraient dĂ©jĂ  venus le prendre, non ?).

Puis c’est bien les bĂ©bĂ©s rapprochĂ©s. Ils s’entendront mieux. Et aprĂšs tout, puisqu’on est encore dans le rythme couches/nuits sans sommeil, autant enchainer directement et tout faire d’un coup tant qu’on est jeunes, comme ça on sera dĂ©barrassĂ©s !
Alors
 convaincue ?

 

www.lapruneblogueuse.blogspot.fr



À lire absolument