Grossesse, pourquoi remettre le couvert ?

Ça y est, le cap est passé, tu n’es plus « nullipare » comme on dit, tu es une maman, une vraie, une expérimentée ! Et désormais une nouvelle question trotte dans ta tête…. Et on si faisait un deuxième bébé Chéri ? Oui, tu as envie de remettre le couvert, la grossesse te manque…

 

Au fil des mois, tu as acquis une solide expérience

Les nausées, les sautes d’humeur, les fringales, la rétention d’eau, la masse si difficile à déplacer, la chaleur qu’on ne supporte plus, les pieds qu’on ne voit plus, les piqûres mensuelles, les pipis dans un dé à coudre, les restrictions alimentaires, les rendez-vous médicaux… ça c’est sûr, tu l’as mérité ton bébé ! Et justement, après toutes ces péripéties, c’est  l’accouchement. Le plus beau et aussi le plus horrible moment de toute ta vie. La douleur du travail, tu connais ! Les joies de la délivrance… Miam ! Quand tu crois que c’est fini et que tu as ta fameuse merveille dans les bras, il y a ce qu’on appelle pudiquement le « post partum »… Que ce soit la cicatrice de la césarienne, celle de l’épisiotomie et autres joies d’un accouchement quelle que soit la voie, vraiment, ça n’est pas très beau à voir ! Alors toi, tu as envie qu’on te laisse tranquille… mais tu viens de découvrir l’existence de ton périnée… le périnée, cette chose étrange qui maintient tous tes organes à leur place et qui t’évite d’avoir l’impression de régresser en première année de maternelle, quand tu flippais au moindre « accident » dans le pantalon. Ce pauvre périnée a subi les affres de la grossesse, du poids du bébé, et de la poussée, et il te faut donc le rééduquer à grand coup de sonde. Le comble du glamour.

Pourtant on continue à dire qu’un bébé c’est « que du bonheur » et même ton chéri  y va de son « et t’en voudrais pas un petit deuxième ? ».

 

Pardon ? Un quoi ? Un deuxième ?

Fais-toi une raison, plus jamais je ne tomberai enceinte, plus jamais je n’accoucherai, plus jamais on n’approchera ne serait-ce que d’un mètre de mon intimité, n’y pense même pas !  C’est dit ! Et puis les mois passent, Chéri change d’avis à propos du deuxième et… toi aussi…  Pourquoi ?  D’abord parce qu’il y a cette fichue nostalgie. Ce petit sourire attendri qui s’accroche malgré toi quand tu vois une femme enceinte, un nouveau-né, un body taille 0, des petits chaussons ou pire, des vidéos de chatons ! (je sais, ça n’a rien à voir, mais quand même). Ensuite, parce que notre cerveau est extrêmement bien pensé (c’est le cas de le dire). Il dispose d’une touche « reset » qui effacera petit à petit le souvenir de la douleur, de la fatigue, du biberon de 3 heures du matin, de la couche atomique de 6 heures, des poussées dentaires… pour ne garder que les petits bruits du nourrisson, la petite bouche pleine de lait, le premier sourire, le premier câlin…

Et si on réfléchit bien, financièrement parlant tu as déjà tout le matériel nécessaire. La baignoire et la nacelle prennent de la place dans la cave, on n’a pas encore replié la table à langer, autant rentabiliser ! Et tous les petits vêtements rangés dans tout un tas de cartons qui prennent une place folle… On a à peine eu le temps de lui mettre ! En plus les choses évoluent si vite en matière de puériculture ! Tu aimerais bien tester la nouvelle méthode de préparation à l’accouchement venu de Pétaouchnok (c’est en Inde, je crois) dont ta copine Nathalie t’as parlé. Oh et la nouvelle poussette double tout-terrain, 4 roues motrices qui tient dans un coffre de ta petite voiture citadine qui vient de sortir, elle est vraiment géniale ! Ah mais pour ça, il faut un bébé, c’est vrai !

 


Et puis, tu as pris la confiance !

Pour le premier, on se pose plein de questions, on lit plein de bouquins (en se rendant compte que ça ne sert à rien et qu’on n’est pas plus avancées), et on est presque toutes persuadées d’être des mères en carton. (« Mais qu’est-ce qu’il a ? Pourquoi il hurle comme ça ? Je ne comprends pas ? Mais parle bon sang ! »). Et puis au bout de quelques temps, notre petit ange est toujours là, il va plutôt bien, et on se dit que finalement, on n’est pas de si mauvaises mères que ça (sinon les services sociaux seraient déjà venus le prendre, non ?).

Puis c’est bien les bébés rapprochés. Ils s’entendront mieux. Et après tout, puisqu’on est encore dans le rythme couches/nuits sans sommeil, autant enchainer directement et tout faire d’un coup tant qu’on est jeunes, comme ça on sera débarrassés !
Alors… convaincue ?

 

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