Endométriose : de nouvelles recommandations pour une prise en charge plus efficace ?​

L’endométriose touche environ 10 millions de femmes et peut prendre différentes formes. Maladie encore peu connue il y a quelques temps, l’exposition médiatique de personnes célèbres touchées par cette pathologie a permis à de nombreuses femmes de sortir de leur isolement. Mais qu’est ce que l’endométriose et où en est la recherche et la prise en charge de la maladie ?

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose est une pathologie qui touche l’endomètre, qui est la muqueuse qui tapisse la cavité utérine. Cette muqueuse évolue au fur et à mesure du cycle féminin. Au début du cycle ovarien, l’endomètre se désagrège s’il n’y a pas eu de fécondation. Cette phase de desquamation dure environ 5 jours. L’endomètre se régénère et prolifère ensuite les jours suivants. Dans la deuxième partie du cycle, les glandes de l’endomètre se développent ainsi que les petites artérioles pour fournir une paroi idéale pour l’implantation. En cas d’endométriose, les cellules de l’endomètre ne se développent pas au niveau de la muqueuse utérine mais prolifèrent au niveau des trompes, des ovaires ou parfois même à l’intérieur de la cavité abdominale. Cette prolifération hors de la cavité utérine provoque de fortes douleurs pendant les menstruations, ce qui peut augmenter le risque de kystes ou de petites lésions douloureuses dans l’appareil génital féminin.

Quel dépistage et prise en charge de cette maladie ?

Dernièrement le CNGOF (Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français) a mis à jour les recommandations de prise en charge de l’endométriose. Ces recommandations n’avaient pas été mises à jour depuis 2006.

Tout d’abord la prise en charge de la maladie ne doit se faire que si elle est symptomatique : dans tous les autres cas, ce n’est pas nécessaire. Des douleurs, une infertilité, des signes urinaires ou des règles douloureuses font parti des principaux symptômes. Afin de confirmer le diagnostic, une échographie pelvienne et éventuellement une IRM peuvent être pratiquées. Le traitement peut être hormonal mais aussi plus rarement chirurgical. La procréation médicalement assistée est souvent indiquée en première intention en cas d’infertilité.


L’endométriose est une maladie multifactorielle

Les symptômes sont très différents d’une femme à l’autre. Encore peu connue il y a quelques années alors qu’elle touche près d’une femme sur 10, la maladie sort aujourd’hui de l’ombre. Une exposition à Londres a même eu lieu en début de mois pour contribuer à faire parler de cette maladie, pour que les femmes ne soient plus seules et qu’elles puissent combattre efficacement cette pathologie.

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