5 choses à savoir pour mieux comprendre le lien entre infertilité masculines et pollution 

La fertilité masculine diminue depuis plusieurs années, c’est un fait, et nombreuses causes peuvent expliquer ce phénomène. Mais où en est-on vraiment ? De plus en plus d’équipes scientifiques se penchent sur cette question et ces derniers mois on a pu voir de nombreuses informations être publiées et mettant en cause notamment la pollution ou l’exposition aux perturbateurs endocriniens. Sur Neuf Mois, on fait le point pour mieux comprendre le lien entre baisse de fertilité chez les hommes et l’environnement dans lequel on vit.

Fait n°1 : la fertilité masculine diminue depuis plusieurs décennies

C’est maintenant une certitude : la fertilité masculine diminue depuis 40 ans. Ce sont les résultats de la méta-étude qui a été publiée cet été dans la revue Human Reproduction Update qui ont permis de confirmer ce constat. Dans les pays industrialisés, la qualité du sperme s’est détériorée en quelques dizaines d’années. En cause : le mode de vie, imprégné de perturbateurs endocriniens ou l’augmentation des maladies sexuellement transmissibles qui peuvent altérer la fonction de l’appareil génital masculin.

Fait n° 2 : les hommes occidentaux sont plus touchés par l’infertilité

Toutes les études le montrent : en matière d’infertilité masculine, certains hommes sont plus touchés que d’autres. Les hommes vivant en Europe ou en Amérique du Nord sont beaucoup plus impactés par la baisse de fertilité que les hommes vivant dans les pays en voie d’industrialisation. En cause ? L’exposition plus importante des hommes occidentaux aux pesticides, aux perturbateurs endocriniens. Mais cela n’explique pas tout, le mode de vie plus stressant et la consommation de substances psychotropes (alcool, tabac, cannabis) peuvent aussi expliquer ce phénomène.

Fait n°3 : la pollution joue un faible rôle dans la fertilité

Une étude parue ce mois ci dans la revue Occupational and Environnemental Medecine démontre un lien entre le taux de particules fines présentes dans l’atmosphère et la baisse de la qualité des spermatozoïdes. Paradoxalement cette étude montre que la concentration de spermatozoïdes augmente avec le taux de pollution ! Alors qu’en penser ? Tout simplement que l’étude est biaisée pour différentes raisons : la première est que l’étude de la morphologie des spermatozoïdes est très partiale : ainsi d’un pays à l’autre, les protocoles sont très différents. Ensuite, l’étude, si elle a été menée sur près de 6000 hommes, les conditions de vie (de travail etc.…) de ces derniers n’ont pas été pris en compte. Au final, l’impact de l’environnement et des particules fines sur la fertilité reste encore à étudier.


Fait n° 4 : la baisse de la fertilité masculine est multifactorielle

Les résultats des études précédentes montrent bien que l’environnement et l’exposition aux facteurs endocriniens jouent un rôle dans la baisse de la fertilité. Les études qui ont été menées jusqu’à présent démontrent que cette baisse de fertilité peut avoir plusieurs autres causes possibles comme par exemple : le stress, le tabac, l’alcool ou la consommation de psychotropes, mais aussi l’exposition aux maladies sexuellement transmissibles…

Fait n° 5 : le principal facteur de risque pour la fertilité masculine est l’exposition aux facteurs endocriniens

Les perturbateurs endocriniens sont des substances qui ont la particularité de perturber la production d’hormones au sein du corps humain. Les hormones thyroïdiennes mais aussi hypophysaires, testiculaires ou ovariennes peuvent être directement impactées : elles ne remplissent plus leur fonction normalement, ce qui a pour conséquence le développement de pathologies ou la diminution des capacités de reproduction. On trouve ces substances dans de nombreux objets du quotidien : plastiques des jouets pour enfants, contenants alimentaires, teintures de vêtement, additifs cosmétiques… nous sommes tous exposés à ces produits.

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