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Comment ces scientifiques chinois ont-ils réussi à modifier l’ADN d’un embryon ?

Publiée dans la revue scientifique Molecular Genetics and Genomics, une nouvelle étude montre que le génome d’une cellule d’embryon humain a pu être modifié grâce à la technique de chirurgie du génome CRISPR-Cas9. Le génome désigne ici l’ADN, ou l’ensemble du matériel génétique d’un embryon. Les chercheurs de l’université de médecine de Canton, en Chine, ont ainsi pu corriger des cellules porteuses d’une mutation génétique à l’origine de deux types d’anémie : la thalassémie bêta et le favisme. Ces maladies génétiques héréditaires affectent les éléments qui composent le sang (source : Vulgaris Medical).

La chirurgie du génome CRISPR-Cas9, qu’est-ce que c’est ?

La chirurgie de génome CRISPR-Cas9 permet de supprimer, de modifier ou d’ajouter des gènes chez quasiment n’importe quel organisme vivant. Pour cette étude réalisée par les chercheurs chinois, c’est sur l’œuf humain composé d’une seule cellule (qui s’est formée après que l’ovule ait été fécondé par un spermatozoïde) que la modification a été apportée. La technique, ultra précise, consiste à modifier une infime séquence de l’ADN pour enrayer la maladie génétique. Précisions que les embryons qui ont servi à l’expérience provenaient de donneurs consentants, candidats à la FIV. Ils ont été détruits deux jours après la modification.

Une nouvelle étape franchie dans la modification du génome

C’est la première fois qu’une telle expérience pour corriger des cellules porteuses de mutations génétiques a été menée à bien. Auparavant, deux essais de modification de l’ADN avaient déjà été tentés, en 2015 et 2016 par deux autres équipes de scientifiques chinois. Ces expériences n’avaient pas été concluantes et la correction de la mutation génétique, lorsqu’elle était réussie, avait entraîné d’autres modifications de l’ADN et la totalité des cellules n’étaient pas corrigées. Cette fois-ci la réécriture de l’ADN a été plus efficace et surtout plus précise.


Une modification possible en France ?

En France une expérience comme celle-ci n’est pas possible. En effet, en 1997, le pays a signé la Convention d’Oviedo. Cette dernière a pour but d’interdire toute correction du génome humain. Néanmoins, pour éviter certaines maladies génétiques héréditaires, un diagnostic préimplantatoire est possible. Il consiste à analyser et à écarter les embryons porteurs de maladie génétique. Les embryons sains sont quant à eux gardés pour ensuite être utilisés pour la FIV.

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