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Procès : le sperme congelé de son mari décédé aurait été inséminé à d’autres femmes

Son mari, mort il y a 12 ans, aurait tout de même dû être le père de son enfant : Sarah Robertsons, soutenue par ses beaux-parents, avait décidé d’anticiper une insémination post mortem en demandant à ce qu’un échantillon de sperme de son mari soit prélevé alors qu’il était mourant, plongé dans le coma. En 2014, Sarah, prête à accueillir un enfant, a voulu qu’on lui insémine les gamètes de son mari, mais on lui a annoncé que seul un des six prélèvements était encore disponible. Persuadée que les échantillons ont en fait été inséminés à d’autres femmes, Sarah a porté plainte contre la clinique de fertilité californienne à laquelle elle les avait confiés.

Des échantillons mystérieusement disparus…

Aaron Robertsons est mort en 2004 d’une maladie génétique. Des échantillons de son sperme ont alors été confiés à une clinique californienne. Deux ans après, Sarah a remarqué que le nom de la clinique conservant les échantillons n’était plus le même. Inquiète, elle a appelé la clinique, qui lui a indiqué que suite au départ en retraite de son dirigeant, l’établissement était racheté par un autre groupe et allait déménager, mais que les paillettes de sperme de son mari resteraient stockées en toute sécurité.

Huit ans plus tard, Sarah a demandé à récupérer les échantillons pour pouvoir être fécondée. Suite à des innovations médicales, elle pensait que le moment était venu d’être inséminée : les médecins seraient, selon elle, désormais capables d’identifier les spermatozoïdes porteurs de la maladie génétique dont est mort son mari. On lui a alors révélé que seul un échantillon sur six était trouvable.

Les échantillons auraient-ils été inséminés à d’autres femmes ?

Sarah a cherché à savoir où étaient passés les 5 échantillons manquants, et a demandé à ce qu’un inventaire des stocks de la clinique soit réalisé. En mars 2015, le dirigeant de la clinique l’a informée qu’ils avaient probablement été détruits lors d’un incendie… ayant eu lieu un an avant la mort d’Aaron et le prélèvement de son sperme.

Sarah a alors suspecté que les échantillons avaient en fait été inséminés à d’autres femmes, à leur insu. Pour elle, l’échantillon subsistant n’était par ailleurs probablement pas celui d’Aaron. Une intuition confirmée plus tard par la clinique, qui a reconnu qu’il appartenait à une personne portant le même prénom.


Si les spermatozoïdes d’Aaron ont bien été inséminés à d’autres femmes, les dommages ne touchent pas seulement les Robertsons : certains de ces spermatozoïdes étaient porteurs de la maladie génétique d’Aaron, et il est très probable que ses enfants biologiques, nés dans des familles inconnues, aient hérité de sa maladie.

Négligence, fraude et entrave à la justice par destruction de preuves…. Voici les chefs d’accusation portés par le procureur contre la clinique la semaine dernière. La famille Robertsons demande 750.000 dollars (environ 670.000 euros) de dommages et intérêts.

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