Pourquoi une maman a-t-elle porté plainte auprès d’une banque de sperme  ?

Aux États-Unis, une maman a décidé de poursuivre en justice une banque de sperme. Elle a porté plainte après avoir donné naissance à une petite fille métisse, alors qu’elle et sa compagne sont blanches de peau et avaient choisi un donneur blanc également. La banque de sperme s’est donc trompée dans les échantillons et a inséminé à la future maman celui d’un homme afro-américain.

Si ce couple lesbien aurait aimé avoir un enfant qui leur ressemble, les deux mamans assurent cependant aimer énormément la petite Payton et s’en occuper aussi bien que si leur bébé était blanc de peau. «  Elle doit savoir que nous l’aimons inconditionnellement  », a confié l’une des mamans à la chaîne de télévision américaine CNN.

Jennifer Cramblett a découvert qu’elle était enceinte d’un enfant métis en avril 2012. Alors que sa grossesse datait de cinq mois, elle a voulu récupérer des échantillons du sperme du même donneur, en vue d’une seconde grossesse dans les années à venir. C’est alors que l’établissement l’a informée de l’erreur commise  : alors que le couple avait choisi un donneur blond aux yeux bleus qui ressemblait à Amanda Zinkon, la compagne de Jennifer, le laboratoire a inséminé la future maman avec le sperme d’un autre donneur, d’origine afro-américaine. A l’origine de l’erreur, des flacons annotés à la main et non à l’ordinateur, occasionnant une confusion entre les lots 330 et 380 qui peuvent se ressembler à l’écrit.

Une demande d’indemnisation

Deux ans plus tard, le couple a donc décidé de mener l’affaire en justice. Les deux mamans estiment n’avoir pas assez été préparées à l’arrivée de cette petite métisse, pour différentes raisons dont, notamment, celles du quotidien  : savoir coiffer les cheveux afro par exemple. Mais elles argumentent surtout sur le fait qu’elles vivent dans une ville de l’Ohio, Uniontown, où 98% de la population serait blanche, d’après un recensement cité par CNN et que leur enfant risque donc de souffrir de racisme, ce qu’elles ne souhaitaient évidemment pas en décidant d’avoir un enfant. Jennifer a peur que sa fille soit «  stigmatisée à l’école  ». Elle et sa compagne voudraient obtenir du laboratoire une indemnisation qui leur permette de déménager et d’aller vivre dans une région plus cosmopolite et ouverte, où la fillette se sentirait plus à l’aise et mieux intégrée.


Le couple reproche également à la banque de sperme de ne pas s’être intéressé assez à leur cas et n’avoir éprouvé aucune compassion. Après le coup de fil d’avril 2012, l’établissement aurait dit à Jennifer «  Nous ne pouvons plus vous parler désormais  » et aurait raccroché. Pour l’instant, la maman a reçu une petite compensation financière pour les flacons de sperme qu’elle avait commandés mais qui n’ont pas été utilisés.

 

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