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10 choses à savoir sur le don de sperme

10 choses à savoir sur le don de sperme

Miracle de la science, aujourd’hui, on peut concevoir un enfant même quand on est stérile. Comment ? Grâce à la générosité de donneurs ! Mais ne nous y trompons pas, cela ne se fait pas en deux coups de cuillère à pot. Et avant de se lancer dans l’aventure, mieux vaut en connaître tous les contours et les détours.

 

Qui peut en bénéficier ?

Tous les couples quand l’homme est concerné par l’un des troubles de la fertilité : absence ou déficience de spermatozoïdes. Ou quand l’homme est porteur ou atteint par une maladie particulièrement grave.

 

Quelles sont les méthodes utilisées en cas de dons de sperme ?

Le sperme congelé provenant d’un donneur peut être utilisé par insémination artificielle ou par fécondation in vitro en cas de stérilité tubaire chez sa compagne.

 

Combien de temps faut-il attendre pour bénéficier d’un don ?

De toute façon, au moins six à dix-huit mois. Car tout couple demandeur d’un don de sperme doit suivre un parcours avec un psychologue. Mais dans les faits, le délai peut être plus important car le nombre de donneurs est en baisse et la demande de don en hausse.


 

Et si mon compagnon, suite à une rupture, faisait ensuite un désaveu de paternité ?

Impossible ! La loi stipule que tout couple receveur d’un don doit en préambule à ce don déposer un consentement auprès d’un juge ou d’un notaire, afin qu’il n’y ait pas de désaveu de paternité possible.

 

Ne risque-t-on pas d’avoir un enfant atteint de malformations si le donneur est très âgé ?

La probabilité d’une incidence de l’âge du père biologique sur des malformations physiques ou cognitives fait encore débat. Néanmoins, cette crainte n’a pas de raison d’être car, si la loi ne fixe pas de limite d’âge, les centres agréés pour le recueil et la préservation du sperme (CECOS) n’acceptent pas de donneurs au-delà de 44 ans. Ils doivent être pères d’au moins un enfant biologique ou adopté et les enfants doivent être en bonne santé.

 

Peut-on connaître les antécédents médicaux du donneur ?

Le couple bénéficiant du don, non, mais en revanche le CECOS, oui.  Le don de sperme répond à une procédure minutieuse qui impose au donneur plusieurs examens médicaux. Une enquête génétique est systématiquement effectuée au moment de la constitution du dossier et vérifiée six mois après. Il n’y a donc pas à craindre de risques de maladies génétiques héréditaires.

 

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Un donneur ne risque-t-il pas d’avoir des dizaines de descendants directs car beaucoup de couples bénéficieront de ce seul don ?

Il est vrai qu’en fonction du volume de l’éjaculat, chaque don permet de congeler de 10 à 60 paillettes. Cependant, un don ne peut être utilisé que pour concevoir au maximum dix enfants, afin d’éviter le risque de consanguinité ultérieure car les enfants issus de ce don seront demi-frères ou demi-sœurs mais ne le sauront jamais.


 

Peut-on remonter à l’identité du donneur en cas de souci ?

Non, pas pour l’instant, tant que la loi sur l’anonymat du don est en vigueur. Les futurs parents trouvent certainement confortables que le donneur ne puisse pas revendiquer un quelconque droit sur l’enfant à naître. Mais le prix à payer, c’est d’accepter que cet anonymat perdure quoi qu’il arrive et qu’il n’y ait aucun moyen de remonter à l’identité du donneur.

 

Peut-on choisir les caractéristiques physiques du donneur afin d’avoir un enfant ayant des points de similitude avec soi ?

Oui, c’est possible. On peut même tenir compte éventuellement des groupes sanguins du couple receveur.

 

Le don implique obligatoirement congélation à cause du délai de six mois pour le dépistage, mais la conception ne sera-t-elle pas plus difficile qu’avec du sperme frais ?

Les taux de succès sont à peu près les mêmes que ceux obtenus avec des spermes identiques non congelés et sont très dépendants de la fertilité de la femme.


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