Lorie se confie sur son endométriose et sa grossesse extra-utérine dans une interview et un témoignage, à coeur ouvert

La chanteuse Lorie Pester s’est exprimée le 20 septembre dernier en interview pour Kombini, partageant son intimité avec les internautes. Un moment touchant, dans lequel Lorie s’est confiée sur son endométriose, découverte à la suite d’une grossesse extra-utérine. Elle a également publié un témoignage dans lequel elle demande au Président de prendre davantage en compte le problème du refus de congélation des ovocytes lorsque le stade de la maladie n’est pas jugée trop grave. La ministre de la Santé Agnès Buzyn y a répondu personnellement.

Une interview poignante qui ouvre les yeux sur l’endométriose

C’est avec beaucoup de courage que Lorie s’est confiée au micro de Kombini. Un témoignage qu’elle livre sur sa maladie chronique, l’endométriose, qui est encore mal diagnostiquée de nos jours. Preuve en est par son histoire, qu’elle raconte dans son interview : « Au départ, j’avais des douleurs pendant mes règles, ma gynéco qui me suivait depuis l’adolescence me disait que c’était normal« . Une grave erreur qui aura des conséquences sur la santé de la chanteuse. « Un jour, j’ai fait une grossesse extra-utérine, mon gynéco a du m’opérer d’urgence. » Suite à cette opération, Lorie a appris qu’elle souffrait d’endométriose. Soutenue par son équipe médicale, la chanteuse a décidé de faire congeler ses ovocytes, une pratique autorisée en France pour deux cas bien précis : si l’on souffre d’endométriose ou si l’on suit une chimiothérapie. Mais Lorie n’a pu bénéficier de cette intervention, n’étant pas assez « atteinte » par la maladie. Elle a donc du se rendre en Espagne afin de réaliser cette opération. Une expérience qu’elle raconte comme une manière de briser le tabou, et de lever le voile sur une pathologie méconnue.

 

La chanteuse interpelle également le Président Macron dans une tribune… et la ministre de la santé répond

Lorie ne s’arrête pas là dans son combat. Tout récemment, elle a publié une tribune lourde de sens dans le Huffington Post, interpellant directement Emmanuel Macron, partageant une nouvelle fois son témoignage, et faisant part de son combat au quotidien. « Comme une femme sur dix en France, je crains de ne jamais pouvoir devenir mère, alors s’entendre dire que cette évolution relèverait du «confort» est inacceptable et incompréhensible. » peut-on lire. « Cette loi me pèse, nous pèse, lourdement, au quotidien. Elle est source de souffrances psychologiques qui s’ajoutent à celles causées par la maladie elle-même. » De même, la chanteuse française se demande « Comment justifier alors cette discrimination entre les régimes de congélation de gamètes des hommes et des femmes? ». Elle ajoute : « Si l’on m’avait dit qu’à 25 ans la probabilité d’avoir un enfant par cycle était de 25%, de 12% à 35 et de 6% à 40 ans, j’aurais mis toutes les chances de mon côté, en congelant mes ovocytes. Plus jeune, je voulais être mère à 27 ans, comme mes parents. Je trouvais l’écart parfait mais il n’en a pas été ainsi. Aujourd’hui je suis prête mais l’endométriose m’en empêche et le droit me l’interdit. » Et de terminer sur ces mots : « Monsieur le Président, au nom de toutes ces femmes injustement discriminées dans notre pays je vous implore de joindre les actes à la parole. »


Ce à quoi la ministre de la santé Agnès Buzyn a répondu dimanche 21 octobre lors du « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI, précisant qu’elle souhaitait qu’il y ait malgré tout des « garde-fous » à la congélation d’ovocytes pour les femmes trentenaires : « Je suis favorable à tout ce qui ouvre et donne plus de liberté, mais je souhaiterais qu’il y ait quand même des garde-fous pour que toutes les femmes à l’âge de 30 ans en France ne décident pas de congeler leurs ovocytes pour faire des enfants à 40 ans. »

L’endométriose, une maladie trop peu reconnue

Une femme sur dix souffrirait d’endométriose en France, un chiffre qui n’est pas à prendre à la légère. La maladie provoque de fortes douleurs pelviennes, et entraîne parfois une infertilité. Et malgré la proportion assez importante de femmes souffrant de cette pathologie, des zones d’ombre persistent, sa cause principale étant encore inconnue aujourd’hui. Avec cette interview et cette tribune publiées sur Internet, Lorie espère ainsi lever le voile sur cette maladie. « Je me suis rendue compte qu’il y avait vraiment beaucoup de femmes dans le même cas que moi. Et que c’est un sujet qui reste encore tabou« , témoigne t-elle. Un message important qui n’a pas tarder à être largement relayé autour de lui, les internautes étant touchés de la sincérité et de l’honnêteté de la star.

 

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