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L’horloge biologique ne concerne pas que les femmes !

Holding new born grandchilds hand

À partir de 35 ans, la fertilitĂ© chez une femme diminue, car Ă  partir de cet Ăąge-lĂ , la rĂ©serve ovarienne s’amenuise. Mais saviez-vous que les hommes sont Ă©galement concernĂ©s par l’horloge biologique ? On pense, Ă  dĂ©faut, qu’Ă  partir du moment oĂč un homme produit des spermatozoĂŻdes, il peut toujours devenir papa, quel que soit l’Ăąge. Mais lors du congrĂšs national, qui a commencĂ© le 7 dĂ©cembre dernier Ă  Montpellier, le CollĂšge national des gynĂ©cologues et obstĂ©triciens de France (CNGOF) a mis en avant le fait que l’Ăąge du pĂšre influencerait aussi sur la grossesse d’une femme.

« La paternitĂ© peut arriver Ă  tout Ăąge, mais il y a bel et bien un Ăąge biologique », a affirmé  JoĂ«lle Belaisch-Allart, spĂ©cialiste de la mĂ©decine de la reproduction au centre hospitalier des Quatre Villes Ă  Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Pour le mĂ©decin, bien que les proportions soient faibles, les consĂ©quences sont bien rĂ©elles. À savoir, une augmentation des fausses couches et de malformations congĂ©nitales, rĂ©vĂšle le professeur et gynĂ©cologue Bernard HĂ©don, prĂ©sident du CNGOF. En effet, pour le gynĂ©cologue, avec l’Ăąge, les gamĂštes masculins s’altĂšrent. Le Dr. JoĂ«lle Belaisch-Allart explique : « AprĂšs 40 ans, on remarque une augmentation des trisomies 21, de l’autisme, de la leucĂ©mie de l’enfant. AprĂšs 45 ans, de la tumeur rĂ©tinienne, aprĂšs 50, des diffĂ©rents syndromes gĂ©nĂ©tiques. »

Devenir pĂšre sur le tard ne fait pas figure d’exception

Et pourtant, de plus en plus d’hommes deviennent pĂšre tardivement, notamment en France. Selon l’Insee, en 2014, 266 473 hommes entre 30 et 34 ans sont devenus papa, 32 000 bĂ©bĂ©s sont nĂ©s la mĂȘme annĂ©e de parents ĂągĂ©s entre 45 et 49 ans et 1 400 hommes sont devenus pĂšres Ă  plus de 60 ans.

En dĂ©voilant cette rĂ©alitĂ©, les professionnels de santĂ© espĂšrent que « la limitation de l’Ăąge du pĂšre pour l’aide mĂ©dicale Ă  la procrĂ©ation (AMP) sera vraisemblablement abordĂ©e lors de la prochaine rĂ©vision de la loi de bioĂ©thique. » Car en France, une femme peut avoir recours Ă  l’aide Ă  la procrĂ©ation mĂ©dicalement assistĂ©e jusqu’Ă  43 ans, avec une entiĂšre prise en charge par l’assurance maladie. Maintenant que nous savons qu’un homme possĂšde Ă©galement une horloge biologique, un seuil sera-t-il mis en place concernant le futur pĂšre ? Affaire Ă  suivre… Toujours est-il que pour le CNGOF, le but Ă©tait de dĂ©voiler les risques d’une paternitĂ© trop tardive, et non de s’engager dans ce dĂ©bat.

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