Neufmois.fr » Au fil de l'actu » Actus fertilitĂ© » En France, un enfant sur 30 nĂ© grĂące Ă  une procrĂ©ation mĂ©dicalement assistĂ©e

En France, un enfant sur 30 né grùce à une procréation médicalement assistée

L’Ined (Institut National d’Etudes DĂ©mographiques) vient de publier les derniers chiffres relatifs Ă  la ProcrĂ©ation MĂ©dicalement AssistĂ©e (PMA) aussi appelĂ© Assistance MĂ©dicale Ă  la ProcrĂ©ation (AMP). Dans une Ă©tude-bilan, l’auteure explique et analyse les techniques de procrĂ©ations mĂ©dicalement. Neuf Mois fait le tour des chiffres clĂ©s.

Une naissance sur 30 est liée à une procréation médicalement assisté

En 2018, un enfant sur 30 naĂźt grĂące aux techniques de PMA. S’il existe diffĂ©rents types de techniques (InsĂ©mination artificielle, FĂ©condation In Vitro
) dans plus des trois quart des cas, c’est la mĂ©thode de la FIV qui a Ă©tĂ© utilisĂ©e. L’auteure souligne que la FIV est une technique qui n’a cessĂ© de se dĂ©velopper et cela de façon linĂ©aire : la proportion d’enfants conçus grĂące Ă  la FIV augmente de 0.5% tous les 7 Ă  8 ans. PrĂšs de 400 000  enfants sont dĂ©jĂ  nĂ©s en France (et plus de 5 millions dans le monde !) grĂące aux techniques de FIV, depuis l’apparition de cette technique au dĂ©but des annĂ©es 80.

L’ICSI, la technique de FĂ©condation In Vitro la plus utilisĂ©e

L’ICSI reprĂ©sente prĂšs des deux tiers des FĂ©condations In Vitro. En effet, cette technique de pointe prĂ©sente un avantage certain : en plus de pouvoir aider les femmes dont les trompes sont obturĂ©es, elle peut aussi prendre en charge les infertilitĂ©s masculines. La diffĂ©rence majeure avec une FIV classique est que dans l’ICSI, le spermatozoĂŻde est directement introduit dans l’ovocyte.

Les naissances multiples en hausse

Avec l’avĂšnement des techniques de FIV la proportion de naissances multiples a nettement augmentĂ©. Au dĂ©but des annĂ©es 90, il naissait environ 130 enfants pour 100 accouchements. A l’époque, il n’était pas rare d’implanter pas moins de 4 embryons Ă  chaque tentative. Le nombre d’embryons implantĂ©s a ensuite diminuĂ© Ă  3 puis Ă  2. Actuellement, il naĂźt environ 110 enfants pour 100 accouchements. (Au lieu de 101 pour 100 accouchements dans les grossesses naturelles). Actuellement la tendance est au transfert d’un seul embryon, prĂšs de 40% des FIV sont rĂ©alisĂ©es avec un seul transfert d’embryon. Contre parfois 80% dans les pays nordiques.

Peu de PMA avec donneurs

L’écrasante majoritĂ© des techniques de procrĂ©ation mĂ©dicalement assistĂ©e se dĂ©roule avec les gamĂštes des parents. Le don de gamĂštes le plus rĂ©pandu est le don de sperme (4% des naissances d’AMP). TrĂšs loin derriĂšre on retrouve le don d’ovocytes qui reprĂ©sente Ă  peine 1 % des naissances. Le don d’embryon est quant Ă  lui extrĂȘmement faible puisqu’il reprĂ©sente au plus une trentaine de naissances chaque annĂ©e. MalgrĂ© les campagnes rĂ©centes de l’Agence de La BiomĂ©decine sur la  promotion du don de gamĂštes, les dons sont insuffisants pour permettre de rĂ©pondre Ă  la demande en France et de nombreux couples se tournent vers d’autres solutions Ă  l’étranger. Ces recours peuvent ĂȘtre remboursĂ©s mais de nombreux couples n’en sont pas informĂ©s.

Situation tendue au sein de l’Union EuropĂ©enne

La France comme la plupart des grands pays EuropĂ©en possĂšde une activitĂ© de FIV cohĂ©rente avec son poids dĂ©mographique : environ 10% des FIV de l’Union EuropĂ©enne ont lieu en France. Cependant en ce qui concerne le don de gamĂštes, la France ne contribue qu’à 2% des FIV avec don d’ovocyte. Au sein de l’union EuropĂ©enne, certains pays interdisent ce type de dons ce qui rend ce type de FIV trĂšs difficile Ă  effectuer. La GrĂšce, l’Espagne ou la RĂ©publique tchĂšque rĂ©alisent la grande majoritĂ© des FIV avec dons d’ovocytes. Pour le don de sperme, le constat est identique, et trois pays contribuent particuliĂšrement aux naissances grĂące au don de sperme : l’Espagne, le Danemark et la Belgique.

À lire absolument

Laisser un commentaire