L’institut Marquès, un centre de PMA à la pointe de la technologie

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L’Institut Marquès est un centre de PMA à la pointe de la technologie. Présent à Barcelone depuis près de 95 ans, l’Institut possède un très fort taux de réussite sur les FIV avec don d’ovocytes notamment. Il développe des suivis connectés inédits des embryons mais travaille aussi sur les bienfaits de la musique sur l’embryon. Neuf Mois a interviewé le Dr. Álex García Faura pour mieux comprendre les performances de l’Institut et les avancées en terme de PMA.

Quelles sont les principales caractéristiques du recours à la procréation médicalement assistée ?

Il faut avant tout savoir que 20% des couples auront recours à une technique de procréation médicalement assistée. Ceci est explicable par trois problèmes majeurs :

  • Le premier est le retard de la maternité en Europe. L’âge de la première grossesse a considérablement augmenté pour arriver à 32-33 ans. C’est un problème pour la procréation car on assiste, avec l’âge, à une réduction de la quantité et de la qualité des ovocytes. Avec l’âge il y une réduction du nombre de grossesses et une augmentation du nombre de fausses couches. La quantité des embryons baisse mais aussi la qualité puisque une partie des embryons va souffrir de problèmes chromosomiques majeurs empêchant de mener à bien une grossesse.
  • Le deuxième problème majeur est l’impact de la pollution sur la fertilité et sur le développement de l’embryon. On sait que la pollution impact directement la fertilité masculine. Les hommes vivants dans des endroits très exposés ont plus de problèmes de fertilité.
  • Enfin le dernier problème reste lié à l’hétérogénéité des législations des pays Européens. En Espagne, la législation est plus ouverte mais dans certains pays l’accès aux techniques de PMA est très limité. Le don d’ovocytes par exemple est soumis directement aux lois. Les donneuses sont anonymes et altruistes mais elles reçoivent une compensation pour des concepts tels que les jours de travail perdus ou les voyages. Ainsi sur les 40 000 dons en Europe près de la moitié concernent l’Espagne.

Ndlr : en Espagne, le don de gamètes est très performant, la législation est adaptée et les donneurs reçoivent une compensation et l’information y est importante.

Beaucoup de femmes françaises viennent tenter une 5ème FIV en Espagne, comment les aidez-vous ?

Le problème n’est pas la quantité mais la qualité. Il faut avant tout savoir pourquoi cela n’a pas marché et trouver des solutions adéquates. Les nouvelles techniques permettent de sélectionner le sperme et obtenir une grossesse de qualité. Les nouveaux incubateurs fermés comme les embryoscopes qui permettent toutes les minutes de visualiser l’embryon sont de précieux outils pour comprendre le développement de l’embryon.

Ndlr : l’embryoscope est un incubateur d’embryon doté d’une caméra qui permet de filmer et d’observer l’embryon minute par minute.

Ensuite, notre objectif est d’avoir toujours des embryons de haute qualité pour avoir un taux de grossesse optimal. On ne transfert plus plusieurs embryon mais un seul pour réduire les grossesses gémellaires qui sont considérées comme des grossesses à risque.

En France, le don d’embryon n’est pas du tout développé, qu’en est-il en Espagne ?

(Ndlr : en 2015, 145 embryons ont été transférés, aboutissant à 27 naissances)

Après traitement les embryons surnuméraires sont proposés à l’adoption. Depuis 2004, nous développons cette possibilité très intéressante. Après 12 ans, 1000 bébés ont pu voir le jour. Cette technique ne nécessite que peu de médication, juste un aller-retour en Espagne avec des chances de succès très élevées.

Pouvez-vous nous parler du programme de développement de l’embryon en musique de votre Institut ?

La musique améliore la fécondation. En effet, l’embryon reste statique dans l’incubateur or il voyage naturellement dans les voies naturelles. Les médecins de l’Institut ont donc pensé que le fait de rester statique pouvait diminuer l’oxygénation et avait un impact sur le développement embryonnaire. Les vibrations musicales permettent de faire ainsi de faire légèrement se déplacer l’embryon afin d’optimiser son développement.


Quelles sont les nouvelles technologies développées à l’Institut Marquès ?

Pour lutter contre la pollution (qui, on le sait, est préjudiciable à la fécondation), des filtres ont été installés dans les laboratoires pour minimiser l’impact de la pollution sur le développement embryonnaire. Nous utilisons également l’embryomobile, qui est un logiciel permettant aux futurs parents de visualiser grâce à leur mobile la culture de leurs embryons. Virtuellement ils accompagnent le développement de leurs futurs enfants dès la conception. C’est le seul centre au monde à offrir cette technologie de pointe.

 

Source :

Site de l’Institut

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