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L’arsenic présent dans les céréales de riz pour bébé peut être diminué

L’arsenic est un poison qui se trouve naturellement dans l’environnement, dans le sol et ou dans l’eau. Les autorités de nombreux pays luttent depuis des années afin de limiter la concentration d’arsenic dans certains produits et notamment dans les céréales de riz, très consommées par nos bébés car riches en fer. Même si l’arsenic peut être présent à l’état de traces dans le lait infantile ou dans le lait maternel, la consommation de ce polluant « naturel » chez un bébé peut être réduite notamment en alternant les céréales infantiles de riz avec d’autres céréales également riches en fer. Mais qu’en est-il réellement de ces présences toxiques que l’on consomme quotidiennement ?

Les autorités réagissent pour une meilleure alimentation chez bébé

Selon la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis, les céréales de riz devraient être moins consommées par nos bébés. En effet, ces céréales sont particulièrement riches en arsenic et ce de manière naturelle. Cela peut donc avoir des répercussions néfastes sur le développement intellectuel des bébés. Selon la FDA toujours, les bébés mangeraient en effet trois fois plus de riz que les adultes. D’ailleurs, pour certains chercheurs, notre plus grande consommation serait à l’âge de 8 ans. Ainsi, pour s’assurer que les produits n’ont pas une trop forte teneur en arsenic, la FDA conseille aux fabricants de ne pas produire des céréales de riz contenant plus de 100 parties par milliard d’arsenic.

Ainsi, aux Etats-Unis, une enquête a été menée sur 76 échantillons de céréales de riz que l’on donne à manger aux bébés. Au total, 47% des produits testés sont aux normes mais 78% d’entre eux contiennent 110 parties, ou moins, par milliard d’arsenic. Une seule réponse à trouver donc,  il faut varier l’alimentation d’un bébé avec d’autres céréales aussi riches en fer que peuvent l’être les céréales de riz. L’avoine, l’orge mais aussi les multi-grains conviennent parfaitement à l’alimentation que peut recevoir un bébé et sont donc moins chargées en arsenic.

Le cas de l’Europe

Même si les chiffres sont moins alarmants en Europe, ils n’en restent pas moins à surveiller. En France, par exemple, le laboratoire d’analyses phytosanitaires propose depuis 2014 d’analyser par spéciation et quantification l’arsenic pouvant être contenu dans les céréales de riz. Cette méthode permet de rechercher les différentes formes d’un métal dans un échantillon donné, cela s’applique donc bien à l’arsenic qui, jusqu’à maintenant, reste un problème préoccupant en raison de sa toxicité sous certaines de ses formes chimiques. Car oui, l’arsenic a des propriétés cancérigènes.

Au niveau européen, et ce depuis 2015, la Commission Européenne lutte pour faire évoluer la réglementation sur les teneurs en arsenic que l’on peut trouver dans le riz ou dans tous les autres produits à base de riz. Désormais, ce riz non étuvé ne devra pas dépasser 0,2 mg/kg de teneur en arsenic. Il en va de même pour les produits dérivés qui, eux, sont limités à 0,3 mg/kg. Bien que le problème soit plus minime qu’aux États-Unis, l’Europe fait tout de même en sorte que ce fléau alimentaire concernant l’arsenic soit durablement limité.


Et pour les jeunes mamans alors ?

Un autre problème relatif à l’arsenic nous touche tout particulièrement : sa présence dans l’eau. Et en ce qui concerne les jeunes mamans, la vigilance doit être renforcée. Quand un bébé est exclusivement nourri au lait, qu’il soit maternel ou infantile, le risque de contaminer son organisme par l’arsenic reste un fléau à surveiller. Dans un biberon, l’eau nécessairement présente peut contenir de l’arsenic mais si l’on pousse l’analyse plus loin, le lait maternel en contient également. En effet, la maman doit s’hydrater beaucoup pendant la période d’allaitement et même si l’arsenic serait 7,5 fois moins important chez les bébés allaités, le risque n’est pas à écarter.

Match donc crucial qui peut tout de même trouver une solution. Si une maman veut réduire sa consommation d’arsenic dans le riz, elle peut laver le riz avant de le faire cuire dans un excès d’eau qui sera égoutté. Pas vraiment pilaf donc… Cette méthode permettrait d’éliminer 40% à 60% de l’arsenic contenu dans le produit, même si quelques apports nutritionnels sont perdus. On ne peut pas gagner à tous les coups…

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