Syndrome du bébé secoué : 200 enfants sont concernés chaque année

Le chiffre ne baisse pas : chaque année en France, près de 200 bébés subissent le syndrome du bébé secoué : ils sont remués avec force par la personne qui en a la charge (père, mère, nourrice…) sous l’effet de l’énervement ce qui entraîne des lésions cérébrales irréversibles voir parfois la mort.

Qu’est ce que le syndrome du bébé secoué ?

Tout d’abord, la plupart des cas répertoriés concernent les enfants de moins de un an. Une personne qui s’occupe du bébé (le père, la mère ou un tiers) est dans un tel état d’énervement et d’épuisement qu’il en vient à secouer violemment l’enfant qui pleure. Tous les milieux sociaux sont touchés. Secouer violemment un nourrisson ou un bébé peut avoir des conséquences catastrophiques sur la santé de celui-ci.

La tête du bébé est particulièrement fragile, car le cerveau de l’enfant est en plein développement. Le secouer violemment peut aboutir à l’arrachement de petits vaisseaux sanguins, entraînant des hématomes et des écrasements des structures cérébrales. Le bébé peut alors souffrir de lésions cérébrales, neurologiques ou oculaires très graves, ou peut mourir.

Les signes ne sont pas forcément visibles mais devant un enfant en léthargie, qui vomit, ou qui est pris de convulsions, ou qui perd connaissance, il faut avertir immédiatement les secours. La prise en charge d’un bébé secoué est une urgence absolue


Que faire pour éviter le pire ?

Avant tout si vous vous sentez épuisé(e) ou énervé(e), évitez de vous occuper de votre enfant le temps de vous calmer et passez le relais à votre conjoint ou à un proche de confiance. Les pleurs des bébés les premiers mois peuvent être épuisants mais c’est le seul moyen dont il dispose pour communiquer ; il faut donc parfois faire une petite pause pour retrouver sa sérénité. Prenez une douche, un verre d’eau, essayez de votre détendre quelques instants pour que le stress descende.

Si vous sentez que vous perdez pied, que vous êtes à bout, n’hésitez pas à prendre le téléphone pour demander de l’aide à un proche pour vous soutenir. Vous pouvez également en parler par la suite à un professionnel de santé qui pourra vous aider au mieux.