Neufmois.fr » Au fil de l'actu » Je ne veux qu’un enfant et alors ?

Je ne veux qu’un enfant et alors ?

Victoria Fedden est maman d’une petite fille. Et c’est tout ! Un seul enfant et alors ? Cette jeune AmĂ©ricaine en a assez de devoir se justifier quant Ă  son choix de n’avoir « qu’un seul » enfant et l’explique.

Alors que vous venez d’avoir un premier enfant, qu’il a dĂ©jĂ , un an, trois ans, voire cinq ans, tout le monde se prĂ©cipite autour de vous pour savoir : « A quand le prochain ? »… Et si vous rĂ©pondez que ce n’est pas prĂ©vu et que vous pensez ne pas en avoir d’autres, les questions indiscrĂštes et qui ne regardent absolument personne hormis votre conjoint et vous-mĂȘme fusent : « C’est vous qui avez choisi de n’avoir qu’un seul enfant ? » « Mais pourquoi n’en avez-vous qu’un ? »Â et ce « qu’un seul », Victoria Fedden le hait. VoilĂ  pourquoi, cette Ă©crivain, professeur d’Anglais et maman amĂ©ricaine a Ă©crit un article publiĂ© sur le site amĂ©ricain Babble intitulĂ© « Je n’ai pas ‘qu’un seul’ enfant ».

Pourquoi je n’ai qu’une fille…

Dans cet article, elle explique les raisons pour lesquelles sa fille est le seul enfant qu’elle aura certainement dans sa vie : « Je ne m’énerve pas lorsque quelqu’un me demande pourquoi je n’ai qu’un enfant. Je souris poliment et explique [
] qu’il y a un million de variables diffĂ©rentes qui ne se sont pas prĂ©sentĂ©es au bon endroit et au bon moment ». Elle avoue qu’au dĂ©but de sa relation avec l’homme qui est Ă  prĂ©sent devenu son mari, le couple prĂ©voyait d’avoir beaucoup d’enfants : « nous avions mĂȘme trouvĂ© leurs prĂ©noms ». Mais malheureusement, il arrive que la vie ne soit pas faite comme on l’avait prĂ©dit et que toutes les circonstances ne soient pas rĂ©unies pour faire un enfant.

Devenir parent, un Ă©norme changement

Victoria Fedden rĂ©capitule quelques raisons qui font que « ce n’est pas le bon moment » : « ProblĂšmes de santĂ©, problĂšmes financiers, drame familial, litiges, stĂ©rilitĂ©« . Egalement, elle explique que « certaines personnes changent d’Ă©tat d’esprit, pensant qu’ils voulaient une grande famille avant d’ĂȘtre confrontĂ© Ă  la rĂ©alitĂ© d’ĂȘtre parents avec les nuits blanches, les factures, le manque de temps pour soi, la mise Ă  l’Ă©preuve du couple. »Â 

Mais au lieu de s’apitoyer sur son sort, en ayant « qu’un seul » enfant, elle voit le bon cĂŽtĂ© des choses en se disant qu’elle en a au moins un : « Je me sens chanceuse en permanence d’avoir cette fille qui chante avec moi et qui laisse des jouets Shopkins partout sur mon sol propre, je ne ressens pas de vide… ».

Qui plus est, Victoria Fedden souligne que depuis toute petite, sa fille a beaucoup de facilitĂ© Ă  se faire des amis. Elle prend alors plaisir Ă  inviter tous les petits enfants du quartier pour qu’ils viennent jouer chez elle. L’Ă©crivain amĂ©ricaine confie ainsi qu’elle a en rĂ©alitĂ© « plein d’enfants », avant de poursuivre : « Ils ne sont pas Ă  moi comme l’est ma fille, et ils ne m’appartiennent pas de la mĂȘme maniĂšre qu’ils appartiennent Ă  leurs parents, mais chacun d’entre eux occupe une place spĂ©ciale dans mon cƓur. » Alors, mĂȘme si « Ma vie ne s’est pas dĂ©roulĂ©e exactement comme je l’avais prĂ©vu, je ne la referais diffĂ©remment pour rien au monde. »

À lire absolument