Neufmois.fr » Au fil de l'actu » Grossesse et complĂ©ments alimentaires : la prudence s’impose !

Grossesse et complĂ©ments alimentaires : la prudence s’impose !

L’Agence nationale de sĂ©curitĂ© sanitaire de l’alimentation (ANSES) a prĂ©sentĂ© son premier bilan du dispositif de Nutrivigilance mis en place en 2009. Elle nous donne notamment les Ă©ventuels effets indĂ©sirables de produits types complĂ©ments alimentaires ou boissons enrichies. Ces produits sont en gĂ©nĂ©ral utilisĂ©s pour garder la ligne ou Ă©loigner la fatigue.

Depuis la mise en place du dispositif, l’ANSES a reçu 1565 dĂ©clarations d’effets indĂ©sirables. Et comme elle nous l’explique, dans les trois quarts des cas environ (76%), il Ă©tait question de complĂ©ments alimentaires (et pour plus d’un tiers des produits, ceux destinĂ©s Ă  mincir), et pour le reste, d’aliments enrichis (dont 16% de boissons Ă©nergisantes).

L’Agence Ă©tudie Ă  l’aide de scientifiques les Ă©ventuels effets nĂ©fastes de ces produits et a dĂ©jĂ  Ă©mis neuf avis, notamment en ce qui concerne la levure rouge (utilisĂ©e pour rĂ©duire le taux de cholestĂ©rol) ou la p-synĂ©phrine (utilisĂ©e dans le but de perdre du poids). Ces complĂ©ments alimentaires peuvent en effet avoir des effets indĂ©sirables : troubles hĂ©patiques (foie) (dans 19,9% des cas), gastro-entĂ©rologiques (18,4%), allergiques (16%), neurologiques (12,1%) cardiovasculaires (9,9%) ou encore dermatologiques (7,8%). Pour les femmes enceintes ou allaitantes ainsi que pour les enfants, l’ANSES recommande de consulter les professionnels de santĂ© par sĂ©curitĂ© avant d’en consommer. Il est aussi recommandĂ© d’éviter de prendre ces complĂ©ments alimentaires sur une trop longue durĂ©e.

Attention cependant Ă  ne pas confondre : ces produits sur lesquels l’ANSES attire l’attention ne sont pas spĂ©cifiques Ă  la grossesse. Si vous prenez l’un des complĂ©ments alimentaires traditionnellement conseillĂ©s pendant la grossesse pour prĂ©venir les carences en folates, iode et DHA, tels que Gallia Grossesse, MĂ©tafolin, Nataliance Lero ou autre, il n’y a pas lieu de s’affoler. Mais comme toute supplĂ©mentation, mieux vaut demander conseil Ă  sa sage-femme ou Ă  son mĂ©decin avant de l’envisager.



À lire absolument