Neufmois.fr » Au fil de l'actu » Actus grossesse » Et si on pouvait choisir le sexe de bĂ©bĂ© par PMA ?

Et si on pouvait choisir le sexe de bébé par PMA ?

Les cĂ©lĂ©britĂ©s font encore le buzz et alimentent les polĂ©miques jusque chez Neuf Mois. Cette semaine c’est Ă  cause du mannequin Chrissy Teigen et au chanteur John Legend qui attendent leur premier enfant. Le problĂšme ? La future maman a choisi le sexe de son enfant lorsqu’elle a eu recours Ă  une FĂ©condation In Vitro (FIV). Pourquoi ? Elle a tenu Ă  faire plaisir Ă  son mari qui, selon elle, serait plus apte Ă  Ă©lever et Ă  choyer une petite fille plutĂŽt qu’un petit garçon.

Une polémique qui pousse aux pratiques illégales

PolĂ©mique assurĂ©e en France puisqu’on le sait, choisir le sexe de son enfant est interdit. Ce dernier est annoncĂ© aux parents seulement Ă  22 semaines de grossesse pour Ă©viter les avortements volontairement ciblĂ©s en fonction du sexe (et non d’un Ă©tat de santĂ© qui le permettrait). Il est en effet possible, grĂące aux rĂ©centes avancĂ©es techniques, de connaĂźtre le sexe de l’enfant dĂšs la 8Ăšme semaine de grossesse. Normalement cette technique est rĂ©servĂ©e aux mamans susceptibles de transmettre une maladie gĂ©nĂ©tique afin de leur permettre un avortement lĂ©gal. Le problĂšme Ă  l’heure actuelle c’est Internet. De nouvelles pratiques illĂ©gales voient le jour, mĂȘme si dans certains pays comme Malte, choisir le sexe de son enfant avant la conception par PMA est autorisĂ©.

En France, certaines lois comme la loi bioĂ©thique de 2011 protĂšgent le fait de ne pas choisir dĂ©libĂ©rĂ©ment le sexe de son enfant autrement qu’à des fins thĂ©rapeutiques. De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, en Europe, la pratique est formellement interdite par la loi mais certains pays songent Ă  pratiquer cette mĂ©thode de maniĂšre plus ou moins fructueuse. C’est notamment le cas en Californie ou au Texas (États-Unis) oĂč certaines cliniques proposent aux parents de faire un diagnostic prĂ©implantatoire (DPI) pour la modique somme de 25 000 dollars. Ce business est tellement juteux que certaines cliniques s’implantent un peu partout dans le monde et en font leur gagne-pain.

Une question morale qui varie selon les pays

Le problĂšme est encore plus grave quand on pense Ă  certains pays comme la Chine ou l’Inde qui privilĂ©gient des naissances masculines plutĂŽt que fĂ©minines. La culture exacerbĂ©e de l’enfant garçon vient mĂȘme hanter les pays europĂ©ens comme l’Albanie ou l’ArmĂ©nie. Ainsi, de nombreux avortements sont rĂ©alisĂ©s Ă  cause du sexe du bĂ©bĂ©. Posant ainsi une autre question morale pour nos pays occidentaux



Et vous, si cela Ă©tait possible en France, seriez-vous partante pour le choisir le sexe de votre enfant et, dans le cas d’une « dĂ©ception », pour avorter ?


À lire absolument