Comment faire pour limiter la pollution intérieure qui touche bébé ?

On ne le dira jamais assez : les allergies sont un fléau qui touche de plus en plus de personnes. Et les premiers concernés sont… les bébés et les femmes enceintes. Plus sensibles aux polluants présents dans l’atmosphère, ils sont donc grandement exposés aux allergies tant respiratoires qu’alimentaires. Et parfois, la pollution de l’air, qui joue fortement sur nos réactions face aux allergies, est plus dense à l’intérieur qu’à l’extérieur. D’ailleurs, nos maisons sont les principales concernées. Mais que peut-on faire pour limiter les dégâts et surtout protéger nos bébés ?

Où retrouve-t-on les polluants intérieurs ?

Notre façon de vivre, notre quotidien mais aussi les produits utilisés chaque jour jouent un rôle déterminant dans la pollution intérieure. Sachant que le nombre d’allergies a doublé depuis 20 ans et que 10% des moins de 3 ans ont de l’eczéma, il est primordial d’au moins protéger notre petit cocon familial. Mais la pollution intérieure vient forcément de quelque part. Et tout cela est lié aux déchets rejetés notamment par les usines, au dérèglement climatique mais aussi aux dégradations de l’environnement. Principaux acteurs de ce changement, nous devons réagir pour protéger au mieux bébé.

Selon plusieurs études, nous passons environ 80 à 90% de notre temps dans un lieu clos. En plus des polluants extérieurs qui s’incrustent dans le nid familial, des polluants d’origine biologique, chimiques et physiques peuvent nuire à la santé du bébé et conduire à des allergies sévères. Et cela se retrouve dans des endroits que l’on ne soupçonnerait même pas : bougies, encens, objets de décoration ou matériaux sont d’autant de pollueurs qu’ils sont, pour certains, nécessaires. Les animaux domestiques, les NAC mais aussi les blattes et les acariens, représentent des nids de pollution qu’il faut sérieusement prendre en compte. A cause des produits d’entretien, de bricolage mais aussi de fabrication, nous sommes directement liés à la pollution intérieure. L’on y retrouve carbone, oxygène ou encore hydrogène, éléments très toxiques qu’il vaut mieux éviter d’inhaler.

Malheureusement, 80 à 100% des logements ont des concentrations en composés organiques volatils, dangereux pour la santé. En tout, 37% des logements seraient contaminés par la moisissure selon la campagne « Logement » lancée par l’Observatoire de la Qualité de l’Air intérieur réalisé sur 567 logements français entre 2003 et 2005. Même si certaines allergies sont héréditaires, il faut quand même faire attention dès la grossesse pour prévenir des futures potentielles allergies de bébé.

Comment faire pour protéger son cocon familial ?

Bien avant la naissance du bébé, on peut faire des gestes simples qui évitent aux polluants de se balader un peu partout dans la maison. Rien que pendant la grossesse, on peut éviter de manipuler ou de respirer des produits chimiques et si le cas contraire doit se produire, il est toujours préférable d’en parler à un médecin pour obtenir une prescription de probiotiques.


Pour ce qui est de la chambre de bébé, il est important de la peindre au moins 3 mois avant la naissance, afin de bien faire partir les produits toxiques présents dans la peinture. Aérer ensuite la chambre est la meilleure solution en attendant la fin des travaux. En ce qui concerne le mobilier de bébé, les fabricants doivent, depuis le 1er janvier 2012, indiquer à chaque fois les composés organiques volatils présents. Le mieux reste tout de même d’éviter le formaldéhyde, retrouvé dans la colle mais aussi dans les meubles en bois aggloméré. Ce composé volatil est inscrit sur la liste des polluants cancérogènes selon le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) et l’OMS.

Côté acariens, il faut surtout faire attention à l’humidité et à la literie. Changer et laver les draps régulièrement reste la base d’un mobilier sain. Et surtout, ne pas oublier de laver le doudou à haute température plusieurs fois par an. En somme, il faut aérer, faire le ménage souvent et utiliser des produits sains, autant que faire se peut, afin de limiter l’apparition de polluants intérieurs qui favoriseraient la sensibilité de bébé à attraper des allergies.

Voir les commentaires (0)

Laisser votre commentaire