Cinq mois après leur venue au monde, ces bébés échangés à la naissance retrouvent leurs familles

À Shimla, en Inde, Anjana Thakur et Sheetal Thakur, deux jeunes femmes qui portent le même nom de famille ont accouché le même jour, le 26 mai 2016, et dans le même hôpital. Mais ce jour-là, l’hôpital en question commet une erreur et inverse les bébés de ces jeunes mamans. Ce n’est que cinq mois plus tard que les petits bouts retrouvent leurs familles respectives, selon les informations du site Hindustan Times.

Sheetal Thakur avait pourtant remarqué l’erreur lorsqu’on lui remet une petite fille, alors qu’elle venait de mettre au monde un petit garçon. Aussitôt, elle prévient le personnel de l’hôpital qu’une erreur vient de se produire, qu’elle n’a pas le bon bébé. Mais selon le site indien, l’établissement de santé nie tout ce qu’elle rapporte.

Échanger les bébés, plus dur à dire qu’à faire

Elle et son mari décident alors de saisir la justice, demandant qu’un test ADN soit effectué. Cinq mois après l’accouchement des deux jeunes femmes et l’échange des bébés, le test ADN révèle en effet que les bébés ont bien été inversés. La police a alors procédé à l’arrestation d’une infirmière de l’hôpital, Pushpa Devi, ainsi que d’une sage-femme, Rupa Devi, pour avoir commis l’erreur de ce cas qualifié d’« isolé et accidentel » par les policiers. Le 26 octobre dernier, lors d’une cérémonie hindou célébrée au domicile de Anjana and Jitender Thakur, les deux familles se remettent leur bébé biologique, afin qu’ils puissent tous deux grandir dans leurs familles respectives.

Mais même si les deux familles souhaitaient retrouver leurs bébés, ce n’était pas un moment des plus faciles pour chacun des couples. Car durant cette période, les couples se sont occupés de ce bébé croyant qu’il s’agissait du leur. Ils l’ont aimé, choyé… Interrogé par le site Hindustan Times, Anil Thakur, le père biologique du petit garçon a confié : « Aujourd’hui, je ne sais pas si j’ai gagné ou si j’ai perdu. Anmol (la petite fille) est maintenant de retour dans sa famille. Mon fils est à la maison. Mais elle me manque déjà. » Et sa femme Sheetal Thakur ressent également la même chose, tout comme l’autre maman, Anjana Thakur, qui a raconté : « J’ai un fils de 6 ans et j’ai toujours voulu avoir une fille, mais aujourd’hui, cela me brise le cœur ». 

Les deux petits bouts ont ensuite été renommés. En effet, le petit s’appelle maintenant Shivaay, tandis que le prénom de la petite puce est à présent Jannat.

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Le cas de Manon et Mathilde à Cannes

Si les échanges de bébés sont rares, ils existent et en France aussi. En 1994, dans une maternité de Cannes, Manon et Mathilde viennent au monde avec un jour d’écart. Seulement voilà, les deux petites souffrent de jaunisse et sont placées dans le même berceau sous lampes car l’hôpital manquait de place. Les deux bébés n’avaient alors pas de bracelet avec leurs noms inscrits dessus. C’est donc quand l’auxiliaire de puéricultrice remet les bébés à leurs parents que cette dernière se trompe et inverse les bébés. Dix ans plus tard, les parents de Manon découvrent alors qu’ils ne sont pas les parents biologiques de la fillette. En effet, selon les informations du Nice Matin, cette dernière ne ressemblait pas du tout à son père et se faisait même surnommer « la fille du facteur ». Une peau hâlée, des cheveux frisés… Tout contrastait avec son père. Excédé, il demande alors un test d’ADN, soupçonnant sa femme d’avoir commis un adultère. Mais quelle ne fut pas la surprise lorsqu’ils ont appris tous deux ne pas être les véritables parents de Manon… Finalement, les deux familles se rencontrent mais les deux filles ne souhaitent pas vivre avec leur famille biologique.

Le 10 février 2015, le tribunal de grande instance de Grasse (Alpes-Maritimes) a condamné solidairement la Clinique internationale de Cannes – fermée depuis – et la Société hospitalière d’assurances mutuelles (SHAM) « en réparation des préjudices consécutifs au manquement à cette obligation de résultat » pouvait-on lire dans Le Figaro. La clinique et la société d’assurances avaient alors dû verser 400 000 euros par enfant échangé, 300 000 euros aux trois parents concernés, et 60 000 euros pour les frères et sœur, au nombre de trois.


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