Alcool et grossesse : des conséquences physiques et/ou cérébrales sur le bébé

À l’occasion de sessions de formation destinées aux professionnels de santé en périnatalité au sujet de l’alcool et de la grossesse au Conseil général dans le Gers, le professeur Lejeune, néonatalogiste à Paris et directeur de l’enseignement du diplôme universitaire « périnatalité et addictions » s’est entretenu avec le journal local La Dépêche. Qu’est-ce qui ressort de cet échange ?

 

Le spécialiste rappelle qu’il est vivement conseillé de ne boire aucun verre d’alcool lorsque que l’on est enceinte. En effet, les boissons alcoolisées consommées pendant la grossesse peuvent avoir des conséquences physiques (malformation, petit poids et petite taille à la naissance…) et/ou cérébrales (qui ne peuvent pas être détectées lors des échographies) sur le bébé à naître. En grandissant, l’enfant peut aussi devenir hyperactif, avoir des problèmes d’attention, de discipline…

Pour enfoncer le clou, le Pr Lejeune a rappelé à son auditoire que les personnes dont la mère avait eu « un problème avec l’alcool » durant la conception ou la grossesse sont « surreprésentées dans les prisons et les centres médico-psychiatriques »… Il convient peut-être de relativiser ce propos, sachant qu’il s’agit là non pas d’un petit verre occasionnel lors de l’anniversaire de Tante Augustine mais d’un « problème avec l’alcool » qui heureusement ne touche pas la plupart des femmes enceintes ! Qui plus est, ces mères ayant un « problème d’alcool » ont sans doute manifesté des carences éducatives qui ont contribué à envoyer leurs rejetons devant la justice ou en centres médicaux psychologiques. Sans en arriver jusque-là, il faut se rappeler, comme le précise d’ailleurs le Pr Lejeune, que l’alcool n’a pas les mêmes effets sur toutes les femmes pendant la grossesse. Impossible de savoir à l’avance donc si des effets pathogènes affecteront le fœtus ou pas. Ce qui est certain, c’est que tous les bébés nés d’une maman ayant bu un verre de temps à autre lorsqu’elle était enceinte n’auront pas forcément de malformations ou de séquelles psychologiques.

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Néanmoins, le principe de précaution impose de s’abstenir a maxima. Et le bon côté de ce principe de précaution, c’est que notre silhouette, déjà alourdie par les kilos de grossesse, ne s’en portera que mieux, car l’alcool, c’est bien connu, ça n’est pas bon pour la ligne. Ni pour la couperose d’ailleurs, petit souci cutané qui affecte pas mal de femmes pendant la grossesse…

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