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Les protéines du lait maternel conviennent-elles à bébé tout au long de sa croissance ?

Les protéines du lait maternel conviennent-elles à bébé tout au long de sa croissance ?

L’allaitement maternel, c’est le top pour bébé. Mais, bon, comment peut-il bénéficier des bonnes doses de protéines sans jamais changer de régime ? Une étude* vient expliquer cela en détail. Magique….

Pour grandir en bonne santé, bébé a besoin de bonnes protéines. Ces protéines du lait maternel stimulent le système immunitaire et préviennent pour partie les allergies. Très digestes, elles n’agressent pas le système digestif et pas davantage les reins. Et dès les premières semaines, les protéines du lait maternel vont agir pour programmer le métabolisme de bébé, c’est-à-dire la manière dont il va stocker et déstocker les graisses au cours de sa vie.

Essentielles, donc, les protéines du lait maternel ! Mais comment savoir si bébé en ingère suffisamment ou trop ?

Une régulation naturelle au sein

Les besoins en protéines des nourrissons évoluent en fonction de leur croissance. Plus bébé avance en âge (si l’on ose dire), moins il a besoin de protéines. Logique : les premiers mois, il va grandir à une vitesse phénoménale. Puis sa croissance va trouver un rythme de croisière, plus lent dès l’âge de 6 mois, donc nécessitant moins de protéines. Par exemple, les petits « boys » passent d’environ d’une dose journalière de 2,7 g de protéines par kilo de poids durant le premier mois de vie à environ 1 g/kg de poids/jour à l’âge de 6 mois. Impressionnant, non, la diminution du besoin en protéines ! Est-ce à dire qu’il faut lui retirer le sein pour éviter qu’il n’en consomme trop ? Eh bien, pas du tout ! Le taux de protéines dans le lait maternel diminue naturellement au fil des semaines et des mois. Une programmation naturelle, assez magique, il faut bien le reconnaître.


Durant les premiers mois de vie, le tout-petit consomme peu de lait maternel mais son repas au sein a une teneur élevée en protéines (environ 1,4 g/100ml le premier mois). Très vite, bébé boit davantage mais la teneur en protéines dans le lait maternel va diminuer naturellement (environ 0,8 g/100ml le 6ème mois). Bébé ne risque donc pas l’overdose de protéines et peut continuer à être allaité aussi longtemps que lui et sa maman le souhaitent.

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Un dosage en protéines qui évolue aussi au biberon

Et si bébé n’est pas allaité ? Certes, les laits infantiles se rapprochent aujourd’hui au plus près de la composition du lait maternel. Les versions premier âge, deuxième âge puis croissance tiennent compte des besoins des tout-petits en fonction de leur évolution. D’où l’importance de ne pas passer trop vite au lait de vache, comme le conseillent souvent à tort les aïeules de la famille (ou parfois même des médecins peu informés de l’évolution des connaissances en nutrition infantile). Avant 3 ans, la charge en protéines et en sodium du lait de vache peut être source de complications de santé durant l’enfance et aussi à l’âge adulte.

*Sources Etude WHO. 2013. Ziegler, Formula with reduced content of improved, partially hydrolyzed protein and probiotics: infant growth and health, Monatsschr Kinderheilkd, 2003 [Suppl 1] 151:S65–S71. EFSA Journal, Scientific Opinion on Diatary Reference Values for protein, 2012;10(2):2557.


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