Je l’allaite, alors pourquoi mon bébé a-t-il des coliques ?

Eh oui, beaucoup de jeunes mamans sont surprises de ce phénomène : le lait maternel étant l’aliment le plus naturel pour bébé, pourquoi bébé a-t-il des coliques ? Parce que la perfection n’est pas de ce monde ! Mais il y a des solutions !

Durant les quatre ou cinq premiers mois, le système digestif de bébé est encore immature. Souvent, en fin de journée, il semble pris de coliques. Il pleure et rien ne peut le calmer, sauf parfois un bercement prononcé, comme le roulement de la voiture ou les sursauts de la machine à laver en marche (pas conseillé du tout !!!) ou encore une bouillotte chaude. Certaines boissons calmantes (Babyfen, Calmosine…) peuvent aussi améliorer les choses. Mais parfois pas.

Laisser bébé sur le même sein jusqu’au bout

Pour les bébés allaités, les spécialistes ont des pistes de réflexion sur ce qui pourrait les provoquer. Notamment la composition du lait maternel qui change pendant la tétée. Plus on avance dans la tétée sur le même sein, plus le lait maternel se charge en lipides. Si la maman change de sein avant la fin de la tétée, bébé boit de nouveau le lait « allégé » du début de tétée. Il boit davantage pour compenser la densité calorique moindre que s’il était resté sur le même sein. D’où risque de régurgitation. La digestion se fait plus vite, et la quantité de lactose qui arrive dans l’estomac est trop importante pour être bien digérée. D’où des gaz, des selles liquides et colorées. On pense souvent à tort que bébé est intolérant au lactose alors qu’il est juste trop alimenté en lait maternel de début de tétée. Alors que faire ? Contrairement à une idée largement répandue, il ne faut pas minuter les tétées et il faut laisser bébé au premier sein aussi longtemps qu’il le tète. Si bébé lâche trop vite, il faut comprimer le sein pour l’inciter à continuer à boire. S’il semble avoir encore faim après avoir lâché le premier sein, il faut alors le mettre de l’autre côté. A la tétée suivante, on commence toujours par le second sein. Mais il n’existe pas de vraies règles : chaque maman doit observer son bébé et constater d’elle-même quelle est la méthode qui fonctionne le mieux pour son bébé : un sein ou deux seins par tétée.

Vérifier la puissance d’éjection

Parfois, le lait s’écoule par jet rapide et puissant, ce qui occasionne quelques désagréments pour bébé qui pleure. On peut alors penser qu’il souffre de coliques. Il faut l’observer : s’il semble s’étouffer sur le sein très vite après avoir commencé à téter, c’est sans doute que le jet de lait est trop puissant. Il ne souffre pas de coliques, contrairement à ce que l’on pourrait en déduire au vu de son inconfort et de ses pleurs. La solution consiste à ne lui présenter qu’un seul sein, sur une voire plusieurs tétées, quitte à tirer son lait de l’autre sein pour éviter l’engorgement. Il faut aussi mettre bébé souvent au sein pour éviter la fringale qui le fera téter trop fort. Allaiter couchée peut aider aussi car le débit de lait est alors moins fort. Ou tirer son lait une fois la lactation bien installée et le lui donner au biberon (pas top).

Surveiller sa propre alimentation

Certaines protéines présentes dans le régime alimentaire de la maman qui allaite sont parfois excrétées dans le lait maternel et peuvent affecter le bébé. Surtout s’il s’agit de protéines du lait de vache. C’est d’ailleurs ainsi que le bébé s’accoutume petit à petit à ces protéines étrangères au lait maternel et se prépare à la diversification, donc, en soi, ce n’est pas une mauvaise chose. Mais parfois, ça coince côté digestion et là, il vaut mieux consulter une sage-femme ou un pédiatre spécialiste de l’allaitement pour faire le point afin d’adopter le bon régime. En général, il est conseillé à la maman de cesser de consommer des produits laitiers. Au bout de huit jours, on voit s’il y a une amélioration ou pas. Si ce n’est pas le cas, on réintroduit progressivement les produits laitiers. En bonne pratique, il faut noter à chaque repas ce que l’on consomme pour pouvoir analyser quel aliment a pu provoquer de l’inconfort à bébé et pouvoir ainsi l’éliminer, avec prudence et uniquement sur le conseil d’un professionnel de santé.

De la patience

De toute façon, il faut positiver, les coliques ne durent pas toute la vie, ni même toute la petite enfance. En général, vers l’âge de 6 mois, tout est rentré dans l’ordre. Alors de la patience, du calme, de l’affection, c’est encore le meilleur antidote aux coliques pour bébé !


 

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