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7 conseils pour éviter la bronchiolite à bébé cet hiver

La bronchiole pointe le nez Ă  l’horizon : dĂšs la mi-novembre et jusqu’à fĂ©vrier, le virus respiratoire sincytial responsable de la bronchiolite, fait des ravages chez les bĂ©bĂ©s. Dans 95% des cas, ce sera bĂ©nin, mais, notamment chez les tout-petits de moins de 3 mois, la bronchiole peut ĂȘtre dangereuse. Le Dr GwenaĂ«l Grippo, mĂ©decin homĂ©opathe, nous explique comment la prĂ©venir et la soigner.

Laver tout objet en contact avec des enfants

Le virus se transmet par voie aĂ©rienne, la salive, la toux, les mains, et tout objet contaminĂ©, d’oĂč l’importance de laver rĂ©guliĂšrement doudou et tout objet emmenĂ© Ă  la crĂšche ou chez la nounou.

Eviter d’emmener bĂ©bĂ© dans les lieux publics

En pĂ©riode dĂ©clarĂ©e de bronchiolite, il faut absolument s’interdire d’emmener bĂ©bĂ© dans des lieux publics tels que le supermarchĂ© (on envoie papa faire les courses ou on le requalifie en baby-sitter et on y va vite soi-mĂȘme) et – autant que possible – Ă©viter les transports en commun. Si on a connaissance de cas de bronchiolite Ă  la crĂšche ou chez l’assistante maternelle, mieux vaut demander Ă  une voisine de confiance restant Ă  son domicile (ou Ă  la mamie si elle ne travaille pas) si elle accepterait de garder bĂ©bĂ© le temps que tout danger soit Ă©cartĂ©. Pas toujours possible, mais si on peut le faire, il ne faut pas hĂ©siter.

Eviter tout contact avec les personnes enrhumées

La bronchiolite, c’est une simple rhino qui dĂ©gĂ©nĂšre : l’inflammation des bronchioles provoque une gĂȘne respiratoire qui se transforme en insuffisance respiratoire dans les cas les plus graves. Donc, dĂšs que l’on repĂšre dans l’entourage de bĂ©bĂ© une personne enrhumĂ©e, on prend ses distances. Pas question d’autoriser le moindre bisou ou alors seulement les frĂšres et sƓurs et encore, juste sur la plante des pieds.


De mĂȘme, on surveille de prĂšs la transhumance des doudous et autres objets du quotidien : si son grand frĂšre enrhumĂ© joue avec les mĂȘmes objets ou suce la mĂȘme cuillĂšre, bĂ©bĂ© est bon pour une bronchiolite maison.

Filer aux urgences si bébé a moins de 3 mois

En fait, ce sont surtout les nourrissons de moins de 3 mois qui sont les plus sĂ©vĂšrement touchĂ©s par le virus respiratoire sincytial (VRS) – qui provoque la bronchiolite – et plus particuliĂšrement les grands prĂ©maturĂ©s (poids de naissance infĂ©rieur Ă  2,5 kg) ainsi que les bĂ©bĂ©s qui ont souffert d’insuffisance respiratoire Ă  la naissance ou atteints par une pathologie cardiaque ou respiratoire. Ces tout-petits, considĂ©rĂ©s « Ă  risques », doivent impĂ©rativement ĂȘtre pris en charge par un service hospitalier. Le souci, c’est qu’un bĂ©bĂ© hospitalisĂ© pour une bronchiolite peut quitter l’hĂŽpital avec une gastro-entĂ©rite Ă  rotavirus, par le jeu des maladies nosocomiales, les deux virus, trĂšs contagieux, sĂ©vissant Ă  la mĂȘme pĂ©riode. Les enfants ĂągĂ©s de plus de 3 mois, soit 95 % des cas de bronchiolite, peuvent ĂȘtre suivis par un mĂ©decin de ville.

Miser sur l’homĂ©opathie

Depuis 2004, l’homĂ©opathie est considĂ©rĂ©e comme le traitement de premiĂšre intention le plus efficace (sauf en cas d’enfants immunodĂ©primĂ©s ou prĂ©sentant des antĂ©cĂ©dents d’insuffisance respiratoire, pour lesquels la kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire reste le traitement de premiĂšre intention).

Comme pour toute difficultĂ© respiratoire, en attendant le mĂ©decin, il faut asseoir bĂ©bĂ© dans la salle de bains, ouvrir les robinets d’eau chaude et lui faire respirer de la vapeur, et surveiller les signes d’aggravation. Bien sĂ»r, bannir le tabac de l’environnement de l’enfant. Au dĂ©but de la crise de bronchiolite, on peut donner Carbo vegetabilis 15 CH, 1 dose, puis deux mĂ©dicaments parmi les plus prescrits : Ipeca 9 CH, et Antimonium tartaricum 9 CH, 5 granules en alternance toutes les deux heures ou pour le nourrisson 10 granules dans un fond d’eau, toutes les 2 Ă  3 heures. Le mĂ©decin homĂ©opathe pourra aussi prescrire un traitement contre la fiĂšvre le cas Ă©chĂ©ant. Deux critĂšres d’évolution favorable de la pathologie sont Ă  observer dans les heures qui suivent : diminution de la toux avec amĂ©lioration du sommeil et reprise de l’alimentation. Quelques jours plus tard, il ne doit plus persister qu’une petite toux et un nez qui coule. Il est alors nĂ©cessaire de mettre en place un traitement homĂ©opathique prĂ©ventif pour Ă©viter les rĂ©cidives.


Traiter les complications

Dans certains cas, notamment lorsque bĂ©bĂ© est un rĂ©cidiviste, le mĂ©decin homĂ©opathe – tout comme le mĂ©decin allopathe (ndlr : mĂ©decine traditionnelle) – pourra ĂȘtre amenĂ© Ă  prescrire des corticoĂŻdes (24 % des patients contre 63 % chez un mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste non homĂ©opathe) et des antibiotiques (16 % des patients contre 65 % des patients chez un mĂ©decin non homĂ©opathe).

En supplĂ©ment, le mĂ©decin prescrit des bronchodilatateurs pour aider le tout-petit Ă  respirer et souvent aussi des corticoĂŻdes pour endiguer l’inflammation des bronches. À savoir : pour la bronchiolite comme pour les angines, « les antibiotiques, c’est pas automatique ». Pour que le pĂ©diatre en prescrive, il faut que la tempĂ©rature de bĂ©bĂ© soit trĂšs Ă©levĂ©e durant plusieurs jours. Il est possible qu’une otite moyenne aiguĂ« vienne compliquer les choses et nĂ©cessite alors un traitement antibiotique pour enrayer la surinfection.

Accepter la kinésithérapie respiratoire en dernier recours

Depuis des dizaines d’annĂ©es, c’est le traitement prĂ©conisĂ©, ce qui fait que certains praticiens n’ont pas revu leur prescription en direction de l’homĂ©opathie. Mais sauf en ce qui concerne les bĂ©bĂ©s exposĂ©s Ă  un risque d’insuffisance respiratoire grave, la kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire est peut-ĂȘtre Ă  Ă©viter si c’est possible. En effet, cette technique assez tonique peut ĂȘtre Ă  l’origine de cĂŽtes cassĂ©es (rarement, tout de mĂȘme !). Quelques parents en ont fait les frais, se retrouvant suspectĂ©s de maltraitance Ă  leur arrivĂ©e aux urgences avec le bĂ©bĂ©, avant que les soignants ne rĂ©alisent que la kinĂ©sithĂ©rapie respiratoire Ă©tait en cause. Autant le savoir, ces sĂ©ances sont plutĂŽt impressionnantes pour la maman, mais pas du tout douloureuses pour le bĂ©bĂ©, sauf en cas de cĂŽtes cassĂ©es.

Pour Ă©viter ces sĂ©ances, ne cĂ©dez surtout pas Ă  la tentation de donner Ă  bĂ©bĂ© des sirops antitussifs ! Ils sont contre-indiquĂ©s avant l’ñge de 2 ans. Qui plus est, en empĂȘchant le tout-petit de tousser, ils l’empĂȘchent aussi d’expectorer ses sĂ©crĂ©tions.


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