Si j’étais une femme enceinte

Hello la communauté Neuf Mois, moi c’est Sébastien, alias Big Papa ! Dans ce petit billet, j’avais envie de vous dire que porter la vie reste un fantasme inaccessible pour nous autres mâles, réduits à observer le déroulement du phénomène chez vous, nos compagnes, tenter d’en saisir les mécanismes, et essayer (vainement) de comprendre ce que vous pouvez bien ressentir au fil des fluctuations hormonales… Et bien sûr, remplir notre mission première pendant ces neuf mois : survivre ! Mais que ferions-nous si l’on pouvait vivre la chose de l’autre côté de la barrière ? Bonne question. Mmmm… Eh bien moi, si j’étais une femme enceinte, je crois que…

 

J’angoisserais un brin au début

« Il y a un truc. En moi. Dans mon ventre. Non mais un truc vivant, hein. Qui grandit. Qui évolue. A l’intérieur. De moi… Est-ce que quelqu’un comprend ce que je dis ? ». Serais-je parfaitement serein au début de l’aventure ? Sans doute pas. Il est probable qu’une bonne petite panique se développerait dans un coin de mon esprit, tapie dans l’ombre, confortablement installée dans son fauteuil avec son café et ses pantoufles, prête à me taper sur l’épaule d’un moment à l’autre en criant : « Alors, on pète un câble ou bien ? ».

 

Je ne regarderais pas « Baby-Boom »

Pas question d’être enceinte, de me poser devant la télé pour décompresser, et de subir le spectacle des contractions douloureuses, des césariennes en urgence, des péridurales sous hypnose ou que sais-je encore, sans parler des futurs pères à côté de la plaque, déconnectés de tout et notamment de leur sens des responsabilités. Autant lire un site de santé et se fumer complètement le moral. De toute manière, quoiqu’il se passe dans cette émission, je finis toujours en larmes, alors…

 

Je me ferais chouchouter par le futur père

Mal au dos, chevilles gonflées, nausées, douleurs diverses et variées… Homme, prépare-toi, tu as du boulot ! Autant te le dire tout de suite : tu vas passer les prochains mois à me vénérer telle une déesse. Ton rôle est simple : me mettre dans les meilleures conditions pour que cette grossesse se passe comme sur du velours. Si moi je m’occupe du fœtus, toi tu t’occupes de la matrice. Et ça va filer droit !

 

Je ne m’effacerais pas dans les transports en commun

S’il y a une chose qui m’attriste dans le bus ou le TER, c’est l’indifférence générale affichée par la plupart des usagers (tous sexes confondus) à l’égard des femmes enceintes, souvent condamnées à l’inconfort de la station debout aux heures d’affluence. Plus préoccupant encore : certaines femmes enceintes, loin d’une colère que je jugerais légitime, n’osent même pas solliciter une place assise… Elles endurent péniblement le trajet, crispées, en attendant le moment de descendre, tout en se disant : « Oh, allez, ça n’est que pour 15 minutes » ou : « Ça me fait du bien d’être un peu debout »… Si j’étais enceinte, je serais personnellement incapable d’une telle réserve. Avec un bassin chatouilleux et un nerf sciatique titillé au fer rouge, je peux vous garantir que le premier qui détourne le regard et fait semblant de ne pas avoir vu mon gros ventre et mon état de fatigue, il va entendre parler de mon utérus ! Deux places, qu’ils vont m’offrir ! Une pour chaque fesse !


 

J’angoisserais complètement vers la fin

Accouchement. 4 syllabes. Douze lettres. Sept consonnes et cinq voyelles. Comme le mot incertitudes, un hasard ? Naaaan. Déjà, le concept me faisait doucement monter le mercure dans le thermomètre alors que c’était mon épouse qui s’apprêtait à faire le boulot. Alors si ça devait être moi… Le grand moment arrivé, je pense que je me sentirais un peu seule. Même entourée du personnel médical. Même si j’étais secondé par un conjoint attentionné. Seul face à moi-même, mes doutes, ma force de caractère… Car il en faut, et ces dames n’en manquent pas. Finalement, il est bien difficile d’imaginer, avant d’avoir vécu une grossesse, ce que cela peut représenter. Et cela, que l’on soit un homme ou une femme !

 

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