Quand j’ai su que j’avais un placenta praevia

Bonjour la communauté Neuf Mois, je m’appelle Sandrine et j’ai 40 ans, maman de 4 enfants. Quand j’apprends que je suis « enfin » enceinte de mon deuxième bébé, après des mois et des mois d’essais… Super heureuse tout comme mon mari ! Première échographie : tout va bien, et bébé se porte bien. Et même pas de nausées !

Visite chez la gynécologue on me fait une prise de sang. Mon ventre s’arrondit petit à petit, je suis aux anges ! Deuxième échographie et tout va bien aussi, bébé pousse parfaitement bien. Et là la joie m’envahit quand il me dit que j’attends une petite fille. J’ai déjà un garçon, et dans quelques temps une petite puce, c’est génial.

Tout se passe pour le mieux

Je ne prends pas beaucoup de poids, j’ai pris 8 kg pour cette grossesse, que demander de plus ? Et toujours pas de nausées ! Les jours et les mois passent, j’arrive à ma dernière échographie, celle du dernier trimestre. Je la passe à l’hôpital, car il n’y avait pas de rendez-vous libre au centre de radiologie et d’échographie habituel.

Arrive alors mon tour, je suis accompagnée de mon époux, je m’installe et je suis détendue. Le médecin me passe le gel qui est très froid comme d’habitude, et là il ne dit rien. Il regarde mes autres échographies, appelle une collègue : et là je me dis, il se passe quelque chose…

Quand on m’annonce que j’ai un placenta praevia

« Votre césarienne est prévue pour quand ? », me dit-il. Comment ça une césarienne ? Il m’annonce alors que j’ai un placenta praevia. Aucune idée de ce que c’est, il m’explique que le placenta est devant et que bébé ne pourra donc pas sortir. Donc une césarienne est de rigueur et il faut surtout que je contacte ma gynécologue d’urgence.

Je l’appelle , je lui explique, elle me donne un rendez-vous d’urgence et regarde ma dernière échographie ainsi que les deux premières. « Mais comment se fait-il que je n’ai rien vu ? », me dit-elle. Elle a rien vu ? Et le radiologue non plus ? Non mais je rêve… Donc on programme une césarienne d’urgence pour accoucher.

Quand la grossesse de rêve devient très stressante

Une angoisse totale ! Je ne dormais presque plus et j’avais si peur de perdre ma fille… Le jour J arrive, le dimanche 21 avril. Je rentre à la maternité pour préparer le lendemain et je passe une nuit très angoissée.

Nous sommes lundi, je me prépare : je pars à la douche avec la bétadine. Il est 8 heures, je ne sais même pas quand je passe au bloc, personne ne sait, merci le stress… Mon mari n’en pouvait plus d’attendre lui non plus ! Il est midi, le brancardier arrive et me dit : « on vous cherche partout, depuis ce matin 8 heures ». Comment ça, on m’attend ? C’était moi qui attendais ! C’est en arrivant au bloc qu’on me demande d’un ton froid ce que je faisais. On me reproche qu’il est midi est que les médecins ont faim. Je rêve !


Plus les minutes passent et plus l’angoisse monte…

Ils me préparent et m’endorment totalement. J’accouche à 12heures 22, mais moi je suis toujours endormie. Je ne me réveille qu’à 17heures 22. Suite à ma césarienne j’ai eu une baisse de tension considérable et je n’arrivais pas à remonter dans « le monde des vivants ». J’ai accouché d’une petite fille qui s’ appelle Prescilia, 3kg 120 et 51 cm.

Après une fin de grossesse mémorable ainsi qu’une césarienne inattendue, maintenant ma fille a 13 ans et se porte à merveille. Ensuite j’ai eu deux autres grossesses par césarienne aussi. Tout s’est très bien passé, et surtout je suis restée éveillée du début jusqu’à la fin.

 

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