Mon accouchement en urgence, ce tourbillon d’émotions

Bonjour la communauté Neuf Mois, je m’appelle Hélène et je tenais à partager avec vous l’histoire de mon accouchement. J’ai dû accoucher en urgence suite à une gastro : panique, accouchement prématuré et culpabilité, je me confie à vous.

On se fait une idée parfaite de notre rencontre avec bébé…

Et puis tout bascule. Je suis arrivée en urgence à l’hôpital à cause d’une gastro-entérite. J’étais à 33 semaines. Bébé n’a pas supporté mes vomissements et le travail s’est enclenché. J’étais paniquée, et avec mon chéri, on ne réalisait pas que j’allais accoucher.

À l’hôpital, on me dit que je dois subir une césarienne en urgence. Je suis comme dans un mauvais rêve où tout va trop vite, je n’arrive plus à comprendre. Me voilà dans un tourbillon, seule, car le papa n’a pas le droit de venir avec moi. Je panique et me voilà sous anesthésie générale.

Mon bébé, ce cadeau de Noël mouvementé

Nous étions un 25 décembre. Mon bébé, Arthur, naît dans ce tourbillon d’émotions. Je ne le vois que quelques minutes après ma césarienne. Les sages-femmes ont eu la gentillesse de me faire ce cadeau. Puis on me le retire et je suis de nouveau seule.

Je ne revois mon petit prince que dix heures après. On me dit « box 8 », et là, dans la couveuse… C’est un choc car je suis sa mère et je ne le reconnais pas.

Un déclic maternel tardif

L’accouchement s’est passé tellement rapidement, dans l’imprévu et l’urgence totale, que je n’ai pas du tout confiance en moi. Je ne m’autorise pas encore à être sa maman, je me sens coupable d’avoir été malade, et d’avoir accouché en urgence. Je passe tous les jours le voir dans sa couveuse, et ne pars que pour manger et dormir. Petit à petit, les infirmières m’apprennent à prendre confiance. À chaque fois que je craque, elles me rassurent. Mais le sentiment de culpabilité est toujours là. Je ne l’ai pas assez protégé.


Arthur sort de l’hôpital quelques semaines après. Je n’arrive toujours pas à me sentir mère. Le déclic a eu lieu quelques mois plus tard, quand on me dit que tout va bien, que son IRM est parfait. À partir de ce jour, je m’autorise à être sa mère, à l’aimer aussi fort que possible. Car jusqu’à présent je me retenais. Cela est très dur à avouer aux autres.

A présent…

Mon petit prince va très bien. Mon warrior m’a beaucoup aidé, et ensemble on est devenu une équipe. J’ai compris que je ne pouvais pas tout maîtriser mais je pouvais être là. Je peux aider, épauler, rassurer.

 

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