9 bonnes méthodes pour gérer les contractions

Une naissance naturelle, sans « surmédicalisation », toutes les futures mamans en rêvent. Mais quand les contractions s’annoncent, comment garder le cap ? La méthode antidouleur de Céline Albentosa et Laetitia Druez, sages-femmes.

Gérer les contractions avec un traitement homéopathique

Débuter un traitement homéopathique un mois avant la date prévue de l’accouchement permet d’aider à la dilatation du col mais aussi de traiter le stress que peut générer l’angoisse d’un premier accouchement.

Le bon réflexe : L’idéal est de consulter une sage-femme formée à l’homéopathie ou un médecin homéopathe dès le premier trimestre pour constituer son « profil homéopathique » : en effet, le praticien tient compte de la personnalité et de l’histoire de son patient pour évaluer les besoins de prescription. Par exemple, une future maman pessimiste de nature, qui croise les jambes de peur de perdre son bébé, prendra Sepia, alors que celle qui est très stressée par la crainte d’avoir un enfant handicapé ou un accouchement difficile, se verra prescrire Actae racemosa. Mais d’autres formes de sensibilité au stress se traiteront par des granules spécifiques, comme Nux Vomica ou Médorrhinum. En fin de grossesse, idéalement cinq semaines avant la grossesse, il faut affiner le traitement en vue de l’accouchement.

Et si ça coince ? : Actaea racemosa aide à préparer le col de l’utérus et à relancer la dilatation utérine le jour J, tout comme Caulophyllum permet de régulariser le travail et de dilater le col de l’utérus. Or, une bonne dilatation du col permet de réduire la durée du travail. Moins stressée, on accouche plus facilement. Au médecin ou à la sage-femme de définir la dilution nécessaire et la posologie, ainsi que les principes actifs à associer.

Gérer les contractions grâce à l’acupuncture

L’acupuncture repose sur l’équilibre de nos deux forces énergétiques, rythmées par le Yin et le Yang. La stimulation de points précis par le bon positionnement des aiguilles maintient la libre circulation de nos énergies dans le corps afin d’éviter tout déséquilibre qui pourrait être à l’origine de symptômes désagréables. Avant la naissance, on l’utilise de plus en plus en cas de siège pour que le bébé se place tête en bas.

Le bon réflexe : Consulter une sage-femme ou un médecin pratiquant l’acupuncture un bon mois avant le terme prévu de la grossesse. Les séances, partiellement remboursées par la Sécurité sociale et prises en charge par la plupart des mutuelles, préparent le col pour la dilatation et peuvent même déclencher les contractions en cas de besoin.

Et si ça coince ? : Il existe une dizaine de points d’acupuncture qui, stimulés, peuvent faciliter le déroulement du travail, accélérer la dilatation du col et favoriser la descente du bébé dans le bassin. L’acupuncture abaisse le seuil de perception de la douleur en rendant la contraction moins forte et plus courte, ce qui permet de mieux récupérer entre deux contractions. Et agit également en stimulant des points de détente pour lutter contre l’anxiété qui majore la douleur. Enfin, on pique des points qui favorisent la dilatation du col et le relâchement du périnée. L’accouchement est alors plus facile et donc moins douloureux. Ceci étant, toutes les maternités ne disposent pas forcément d’une sage-femme formée à l’acupuncture. Parfois il est possible de faire venir une sage-femme libérale formée à l’acupuncture.

Enceinte, dans quelles positions se tenir pour soulager des contractions ?

Leur intensité ne nous trompe pas : ce sont les « vraies » contractions.

Le bon réflexe : Il faut éviter de s’allonger sur le dos sinon l’articulation du bas du dos, dite sacro-illiaque, est compressée et la douleur des contractions est difficilement supportable. Chez soi ou à la maternité, il faut bouger : monter des marches, aller aux toilettes, se promener dans le couloir, dans le jardin.

Et si ça coince ? : Si le bébé est placé très bas, la position la plus confortable consiste alors à rester assise en se penchant en avant ou en s’allongeant sur le côté. Autrefois, pendant cette première partie du travail, les femmes restaient spontanément assises sur la cuvette des toilettes, le ventre penché en avant et les mains posées sur les cuisses.

Un bain pour soulager la douleur des contractions ?

Désormais la recette est connue, prendre un bain permet de se détendre et de moins ressentir la douleur.

Le bon réflexe : Prendre un bain ne signifie pas rester immobile : on se balance d’une hanche à l’autre, on s’accroupit, on se met à quatre pattes.

Et si ça coince ? : La position à quatre pattes est très intéressante même si elle n’est pas très habituelle dans la baignoire. Le ventre étant en apesanteur, cela entraîne le dos du bébé vers l’avant et « libère » l’utérus qui travaille alors mieux.

On prend une bouffée d’air pour soulager la douleur

Quand les contractions sont bien installées et qu’on a pris son rythme de croisière, on aimerait bien accélérer le mouvement pour aider bébé à naître plus vite. Mais est-ce vraiment possible ?

Le bon réflexe : Pour un premier bébé, le muscle de l’utérus doit souvent travailler pendant 10 heures. Seule solution pour aider la nature : bien respirer afin de vasculariser l’utérus qui se contractera plus efficacement avant de se détendre. Respirer n’accélère pas le rythme des contractions mais ça les rend plus efficaces et plus faciles à supporter.

Et si ça coince ? : Une bonne respiration aide à récupérer entre deux contractions douloureuses. Il faut souffler d’abord, en laissant le ventre lentement se gonfler. Puis expirer tranquillement.

On demande au futur papa d’être actif

Pendant le travail, on n’est plus obligatoirement ficelée sur la table d’accouchement comme nos mères autrefois. Ouf ! Mais entre la camisole de force et la danse de Saint Guy, comment trouver une juste mesure ?

Le bon réflexe : Chaque femme doit être à l’écoute de son corps pour trouver la position qui lui convient. En règle générale, toutes les postures suspendues sont bénéfiques au travail. On demande au futur papa de s’asseoir face à nous et, nous, calée au fond d’une chaise, on se penche en avant et on accroche nos bras tendus autour de son cou.

Et si ça coince ? : Quelle que soit la position, l’important est d’avoir le dos bien droit, en essayant de ne pas se recroqueviller ni de se cambrer. Les contractions aident l’enfant à descendre mais il faut éviter de mettre des obstacles : s’asseoir en se tassant ne laisse pas au bébé assez d’espace pour descendre vers l’arrière !

Au pas de gymnastique

Conciliabules et brans le bas de combat dans l’équipe : bébé ne descend plus. On commence à en avoir plein le dos. Zen… ! Ce bébé ne va rester là jusqu’à sa majorité et la sage-femme en a vu d’autres…


Le bon réflexe : Le plus souvent, si l’enfant ne descend pas, c’est qu’il y a une cause mécanique qui l’empêche de le faire : une mauvaise position, une mauvaise flexion de la tête, un bassin maternel à l’anatomie particulière. Tout cela est facilement détectable à l’échographie.

Et si ça coince ? : La solution, c’est de se lever et de marcher afin d’optimiser les contractions. En général, la douleur des contractions a pour effet d’inciter la future maman à trouver une position antalgique, laquelle est le plus souvent tout à fait favorable à la progression du bébé.

Un massage, ça aide pour soulager les contractions ?

Depuis des heures que ça dure, on regrette bien de n’être pas un sage fakir capable de méditer sur un tapis de clous ! Et puisqu’on parle d’orientalisme, les massages, là, ça peut aider ?

Le bon réflexe : Eh oui, certains massages soulagent efficacement, notamment celui de l’articulation sacro-illiaque qui peut être réalisé par le futur papa. Le dos doit être bien dégagé : assise sur les talons, ventre en avant, la tête et les bras appuyés sur une chaise, ou assise à califourchon sur une chaise, on a le choix. Notre chéri repère les deux fossettes situées juste au-dessus de nos fesses et appuie très fort dessus avec la base du pouce dans un mouvement tournant. Avec des balles, ça marche aussi.

Et si ça coince ? : L’efficacité du massage sera renforcée si on pousse fort avec le dos au moment où notre compagnon exerce une pression.

Des acrobaties à volonté pour gérer les contractions

En fin de travail, on a à peu près exploré tout le registre des positions d’accouchement. Et c’est à ce moment-là que la douleur risque d’être la plus forte. Alors, laquelle on adopte pour limiter la douleur ?

Le bon réflexe : Sur le côté, c’est généralement moins douloureux que sur le dos. Le mieux, c’est de remonter les jambes vers la poitrine pour garder un angle inférieur ou égal à 90°. La jambe opposée au côté d’appui reposera sur un étrier ou sur un coussin. Cette posture facilite l’engagement du bébé à condition d’éviter de se cambrer. On peut également rester en tailleur ou assise au bord de la table, les pieds posés sur un escabeau.

Et si ça coince ? : Allongée sur le dos, au moment de l’expulsion, il ne faut surtout pas se cambrer mais plutôt remonter les cuisses bien fléchies vers la poitrine, pour laisser passer le bébé.

 

 

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