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Assister à l’accouchement : un consentement mutuel

Assister à l’accouchement : un consentement mutuel

L’arrivée du père dans la salle de travail n’est pas toujours appréciée par une future maman en plein accouchement. Pudeur, respect de l’autre, négociation : autant de raisons qui expliquent pourquoi 20% des papas ne sont pas convier à assister à l’accouchement. Quelle que soit votre décision, c’est une affaire de consentement mutuel.

La présence du papa n’est pas toujours souhaitée pendant l’accouchement

Jambes écartées, sueur, grimaces, sang, difficile de rester sexy en plein travail. C’est pourquoi, la présence du compagnon n’est pas toujours souhaitable. Même si ce dernier montre toute sa détermination à vouloir assister à l’accouchement de sa compagne. Donner une image de soi peu flatteuse bloque certaines mamans. Sylvie, 27 ans, maman de Maël, résume bien la situation : « C’est un peu crû à dire, mais quand on va aux toilettes, on ferme la porte».

Il ne faut pas que les difficultés de l’accouchement laisse des traces dans les esprits au point de changer la perception de son corps sur le conjoint. La crainte de voir son compagnon atteint par des visions trop crues lors des prochains rapports sexuels est une raison suffisante pour ne pas le laisser assister à l’accouchement.

Laisser au futur papa le choix d’assister à l’accouchement, ou non

Voir son compagnon se liquéfier ou tourner de l’œil à la moindre contraction est une préoccupation supplémentaire pour la future maman. Cette préoccupation engendre souvent un effort de concentration. Préserver la liberté de l’autre, c’est lui donner le choix d’assister ou non à l’accouchement. Son absence ne fait pas de lui un père indigne ! Lui permettre d’attendre plus loin, c’est aussi lui ôter un sentiment de culpabilité. La maman est plus tranquille et ne se sent pas mal-à-l’aise d’obliger son conjoint à rester à ses côtés.


Ecouter les conseils de la sage-femme

Bien avant l’accouchement, c’est pendant les consultations que la pudeur de la femme enceinte s’exprime face à son compagnon. Elle n’a pas envie qu’il soit présent lors des examens de la grossesse, elle redoute son regard déformé par les craintes. Ces indices donnent le ton de l’accouchement. La sage-femme qui aura suivi le couple pendant sa préparation pourra le jour « J » anticiper les besoins des deux parents. Laisser entendre au papa qu’il est libre de sortir à tout moment lui permet d’aborder plus sereinement la durée de l’accouchement.

Quelle est la place du futur papa ?

Pas facile d’être à la fois un conjoint à l’écoute de sa compagne, un bon père en assistant à l’accouchement, et mettre ses craintes de côtés pour ne pas alerter. Pour Christine Blanchot-Isola, sage-femme, « il faut parler, bâtir l’histoire, comprendre qu’on peut la modifier à chaque consultation. Au lieu de faire entrer les choses dans un modèle figé ». Laisser entendre au papa qu’il peut faire une pause sandwich si le travail dure longtemps, prendre un café, téléphoner… Bref, lui donne l’occasion de respirer.

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Traditions culturelles et présence du père à l’accouchement

Dans les familles de cultures juive, africaine ou musulmane, la présence des femmes pendant l’accouchement est très répandue. Qu’elle soit souhaitée ou simplement tolérée par la maman, cette présence peut s’avérer préjudiciable pour le futur père. En effet, ce dernier peut se voir déposséder de son rôle. Là encore le personnel médical a son importance. Il permet de débloquer des situations à première vue complexes. Et ainsi, libérer une maman qui n’ose pas aller contre des traditions ancestrales…

Dernier conseil pour les papas qui n’oseraient pas mettre un orteil dans la salle d’accouchement : neuf mois de grossesse et un accouchement valent bien quelques sacrifices paternels. Sans objection de la maman, prenez votre courage à deux mains et enfilez une blouse. Soyez fort et n’oubliez pas : vous êtes indispensable !



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