Fausse couche : et après ?

La fausse couche, ou interruption accidentelle de grossesse, est un traumatisme, dès les premières semaines de grossesse. Pour éviter de sombrer dans la dépression, voici quelques conseils.

Du repos !

Dans tous les cas de figure (simple hémorragie, intervention chirurgicale en cas d’expulsion incomplète, hospitalisation…), il faut se reposer. Si c’est dur pour le moral, c’est aussi un choc pour le corps, qui doit faire face à des bouleversements hormonaux. Vous pouvez aussi éprouver des douleurs, liées au curetage. N’hésitez pas à demander un arrêt de travail, à vous chouchouter en faisant un break salvateur.

Un soutien psychologique

Une fausse couche, c’est la perte d’un enfant. Même s’il n’est pas né, vous l’avez porté en vous, vous l’avez vu pendant l’échographie et vous vous y êtes attaché. Il faut faire un travail de deuil. C’est un moment douloureux, une étape difficile à passer dans la vie d’une femme et d’un couple. Il n’est pas facile d’en parler dans sa propre famille ou avec des amis. Vous pouvez demander un soutien psychologique afin de ne pas vous sentir coupable, mais reprendre espoir et reconstruire un nouveau projet d’enfantement.

Concevoir un nouveau bébé

Physiologiquement, le cycle menstruel se remet en route environ un mois après la fausse couche. Les gynécologues conseillent un temps de contraception afin de laisser le temps aux muqueuses de se renforcer. Il faut alors envisager sereinement une future grossesse et surmonter une anxiété compréhensible. On parle de fausse couche à répétitions au delà de 3, mais les médecins entament des analyses très sérieuses à partir de la deuxième. L’envie d’avoir un enfant se partage, même si l’homme peut apparaitre plus pressant : il n’a pas eu le temps de se sentir père.


Sachez enfin que la loi prévoit depuis 2008 la reconnaissance du foetus né sans vie comme une personne et permet son inscription à l’état civil. Une façon de ne pas nier l’existence de ce bébé.

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