Le spermbot, un mini robot pour améliorer l’insémination artificielle

Afin que le taux de réussite d’insémination artificielle soit au plus haut, des chercheurs allemands ont mis au point un « spermbot » : il s’agit de mini robots qui peuvent conduire le spermatozoïde vers l’ovule. Une grande avancée vers la fin de la stérilité ?

Pour l’instant ce n’est encore qu’un prototype, mais il semblerait que cette toute nouvelle invention soit prometteuse ! Appelés « spermbots », ces mini-taxis ont été présentés dans la revue scientifique américaine Nano Letters et ont été inventés par deux scientifiques des laboratoires Dresde et Chemnitz. Leur but ? Qu’un ovule soit fécondé le plus facilement lors d’une Assistance Médicale à la Procréation (AMP) et surtout, qu’il le soit. L’insémination artificielle consiste à introduire du sperme dans l’appareil génital féminin. Généralement, un traitement de stimulation ovarienne à prendre avant est prescrit afin de déclencher une ovulation et permettre le développement d’un ou deux follicules.

En effet, bon nombre de couples ont recours à une insémination artificielle car ils n’arrivent pas à avoir d’enfant de façon naturelle. A savoir, un couple est considéré comme infertile s’il n’a pas pu concevoir d’enfant après 12 à 24 mois de tentatives. Mais il arrive également que l’insémination artificielle ne fonctionne pas. En effet, si la stérilité provient de votre conjointle taux de réussite à la première tentative est de 13% pour les moins de 34 ans. A la 3ème tentative, le taux de réussite est de 34% (source Eugin). Et plus les années passent et plus les probabilités de succès diminuent, notamment en raison de l’âge et de la qualité du sperme de votre compagnon.

Le « spermbot », invention révolutionnaire ?

Le « spermbot » serait donc un bon moyen pour que chaque insémination artificielle fonctionne. Chaque robot possédera donc une feuille en métal plate qui en forme d’hélice, qui sera guidée par un champ magnétique qui tourne. Le principe ? Il viendra s’enrouler autour de la queue d’un spermatozoïde considéré comme étant « fatigué » et propulsera ce dernier à vitesse grand V sur un ovule. Puis, après l’avoir « déposé », l’hélice change de sens et repars. Pas mal non ?


Encore le stade de prototype

Pas question de s’emballer pour le moment, le « spermbot » est encore au stade du prototype. Dans un communiqué, les chercheurs ont souligné qu’il restait encore « un long chemin à parcourir avant de lancer les premiers essais cliniques ». Les raisons ? Il arrive qu’il se bloque autour de la queue du spermatozoïde au moment de le « déposer » à proximité de l’ovule. Mais ce n’est pas tout, cette méthode nécessite une technologie d’appoint concernant les images qui doivent suivre le robot et surtout le guider.

Le but est de pouvoir permettre aux couples d’arriver à avoir un enfant dès la première tentative. En moyenne, c’est au bout de la sixième tentative que le test de grossesse est positif, quand il l’est. En France, la Sécurité Sociale rembourse à 100% les six premières tentatives d’insémination artificielle. Sinon, comme autre tentative, il reste la Fécondation In Vitro, où le taux de réussite est de 85% avec ses propres ovules pour les femmes de moins de 34 ans (source Eugin). Cette méthode du « spermbot » est justement en vue de remplacer la FIV pour les couples, chez qui cette technique ne fonctionne pas. La technologie peut-elle faire des miracles ?

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