Témoignage de Julie : son accouchement immortalisé en photos

« Cela ne peut presque pas s’expliquer… un mélange de joie, de fierté, d’amour et de reconnaissance également pour Marie qui a réalisé une si belle empreinte de ce moment magique que nos enfants pourront partager avec nous autrement qu’à travers nos mots et leur imagination ». Julie revient sur le jour de la naissance de son deuxième enfant, immortalisé par la photographe Marie Dallagnol.

L’accouchement photographié par Marie est votre premier ?

Non, Marie a immortalisé mon deuxième accouchement. Je ne la connaissais pas encore quand j’ai eu mon premier bébé.

Comment cela s’est-il passé ?

L’accouchement s’est déroulé de manière naturelle, comme j’en avais toujours rêvé. J’avais toujours eu dans l’idée d’accoucher sans péridurale pour vivre à fond cet événement et cela s’est passé tout naturellement avec Anna. J’ai ressenti les premières contractions très tôt le 12 novembre (vers 4h). On a très vite décidé de partir à la clinique et j’ai tout de suite appelé Marie, qui devait faire un peu moins d’une heure de route. Elle nous a rejoint au petit matin au pas de course ! Arrivée à l’hôpital, je voulais absolument prendre un bain et bien que le travail ait déjà bien avancé et que cela n’était plus forcément nécessaire, on m’a gentiment installée dans cette jolie salle de bain illuminée de petites leds bleues au plafond. Un vrai cocon où j’avais l’impression de « finir la couvaison de mon œuf » dans une coquille remplie d’eau. C’est dans cette pièce très intimiste qu’a commencé le travail de Marie, de façon tout à fait naturelle et ce sont ces premières images qui me reviennent tout de suite à l’esprit quand je me remémore ce matin que nous avons partagé avec elle. C’était réellement magique, tout comme le retranscrivent ses photos. Puis il a fallu passer  aux choses sérieuses. Une fois le col totalement ouvert, la sage-femme a dû percer la poche des eaux et c’est là que les fous rires ont disparu. J’ai très rapidement commencé à pousser. Marie a su trouver sa place sans aucun problème, alors que ce n’était que le deuxième accouchement qu’elle photographiait. Je ne me suis jamais sentie gênée à ses côtés, ni mon époux d’ailleurs. La poussée a été très longue, deux heures au total et heureusement qu’elle était là pour me rassurer. Car oui, elle participait activement à cet événement, en me conseillant, me rassurant, surtout sur le fait que j’allais y arriver malgré l’absence de péridurale et la durée de la poussée. Parfois il y a des choses qui nous énervent dans ces moments, comme par exemple un brumisateur actionné à tort et à travers ou des mains malhabiles mais, contrairement à ce que l’on pourrait penser, Marie et son appareil photo n’ont jamais été une gêne dans cette expérience d’environ 7h. Bien au contraire et comme me l’a fait remarquer quelques mois plus tard la sage-femme qui m’a accouchée, heureusement qu’elle était là car c’est elle qui parvenait à me rassurer.

Aviez-vous des craintes concernant l’accouchement ?

Énormément. J’ai vécu un premier accouchement catastrophique et ne voulais pas réitérer l’expérience. Mais je n’ai jamais eu de craintes quant à la place que devrait avoir Marie dans ce moment qui normalement se partage tout au plus à deux. Mon mari m’a laissée libre de ce choix, c’était mon accouchement, j’allais faire tout le travail, à moi d’en décider la manière.

Pourquoi aviez-vous souhaité que Marie capture cet événement ?

Faire appel à Marie, croire en un accouchement naturel alors que mon fils était né par césarienne d’urgence, était un moyen pour moi de conjurer le sort. J’avais découvert son travail par hasard et le premier reportage accouchement qu’elle avait réalisé m’a tout de suite émerveillée, donné encore plus envie d’y croire. D’autre part, j’ai toujours eu besoin de laisser une trace des grands événements qui marquent notre existence. Pour Gabriel, mon premier enfant, j’avais réalisé un moulage de grossesse qui est un souvenir magnifique également, mais je trouvais cela bête de refaire la même chose pour Anna. Et comme j’avais pris soin de ne rien faire à l’identique de la première à la deuxième grossesse, j’ai donc trouvé l’idée du reportage accouchement lumineuse et tellement incroyable. C’était juste parfait, encore fallait-il que tout se déroule bien, mais ce fut le cas !

Comment l’équipe qui vous a accouchée a réagi à la présence de Marie ?

Ils ont été géniaux, enfin géniales puisque je n’ai eu affaire exclusivement qu’à des femmes. Depuis la prise de contact avec la sage-femme cadre qui a autorisé immédiatement la présence de Marie en salle d’accouchement (tant que tout se passait bien cela va sans dire) et que je remercie énormément pour cela, jusqu’au jour J où elles n’ont montré aucun signe d’impatience ou de gêne vis-à-vis de cette « intrusion » dans leur travail, mettant vraiment le désir de la maman au cœur de tout. Mais cela n’est que le reflet de la façon de travailler de l’équipe de la maternité de l’hôpital Schweitzer de Colmar, qui est dans le respect de la mère et de son bébé à naître, ainsi que des volontés exprimées (cf le bain autorisé en milieu de travail).


Aujourd’hui quand vous revoyez les photos, qu’est-ce que cela vous fait ?

Cela ne peut presque pas s’expliquer… un mélange de joie, de fierté, d’amour et de reconnaissance également pour Marie qui a réalisé une si belle empreinte de ce moment magique que nos enfants pourront partager avec nous autrement qu’à travers nos mots et leur imagination.

Si vous deviez refaire l’expérience, recommenceriez-vous ? Pourquoi ?

Sans hésiter ou presque : si l’on me promet que la poussée durera moins de deux heures …! Lol ! Plus sérieusement, OUI mais uniquement avec Marie. Un lien spécial s’est créé et elle restera toujours notre marraine de cœur pour Anna. Merci à elle et à son regard si spécial sur la vie. Merci d’avoir été à nos côtés durant toutes ces heures, et toutes celles qui ont suivi en backstage pour pouvoir nous présenter ces instants à présent immortalisés.

Crédit Photos : ©Mdpix

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