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Ma période baby blues après l’accouchement, quand ma peine a remplacé un moment de joie intense

Bonjour à toutes, moi c’est Amanda, j’écris sur le blog « Deux fois maman » avec mon amie Sophie. Aujourd’hui je vous parle de ma période baby blues après mon accouchement. C’est un sujet connu, mais tant qu’on ne l’a pas expérimenté, pas vécu, c’est difficile de comprendre réellement la peine ressentie. Je me livre à vous dans ces quelques lignes en espérant que mon histoire vous aidera à déculpabiliser.

Le baby blues, un moment joie intense et instantanément la peine qui prend sa place…

Un moment magique, quelques secondes, la vie arrive et pourtant… Tout est gris, c’est le baby blues. Je n’avais jamais pensé qu’on puisse perdre autant de poids en si peu de temps. En deux secondes, j’ai perdu plus que 8 kilos, c’était la fin de ce petit bout de chemin collé serré ensemble, lui si près de moi, à l’intérieur, mon bébé. Nous avons traversé dès le début les nausées, les faims subites, les bobos de la vie, tout ce qui fait de la grossesse un moment exceptionnel… Et merveilleux ! Ce soir-là, c’était « le moment ». Ce moment à la fois extraordinaire et fabuleux plein de confettis, mais aussi déchirant à l’intérieur pour une maman et pour son cœur. Oui, le baby blues ne vous en dira pas moins, s’il vient frapper à votre porte, tout ce que vous verrez ne sera pas rose ou bleu mais bien gris pendant quelque temps. Voilà le topo, ça y est bébé est là, tout le monde est content, évidemment vous également, mais vous n’êtes plus enceinte, vous ressentez un grand vite, c’est comme si vous étiez un peu seule, en 2 secondes, on change pour revenir 9 mois en arrière.

Les premiers jours avec ce baby blues : autant de sourires que de larmes

Tout est beau autour de vous, la vie bat son plein, votre bébé est là, heureusement, il vous fait oublier les douloureuses blessures de l’accouchement et les mauvais moments. Être maman c’est un sentiment unique et indéfinissable, ce n’est pas une utopie et pourtant, vous pensiez que ce qu’on vous disait était enjolivé, non cela est bien vrai, ce premier regard, ce premier cri et ces premiers jours font de votre vie une autre vie, une vie « upgradée », une meilleure vie, un plus beau soleil chaque matin, une force dans les tripes. C’est comme si nous avions accompli quelque chose d’extraordinaire et pourtant, c’est tellement banal d’avoir un enfant physiologiquement. J’ai ressenti comme une fierté immense d’avoir pu accomplir la destinée de la vie, une immense satisfaction personnelle, je l’avoue, pour mon couple également, mais aussi un bonheur tellement grand de voir ce petit être vivant, là devant moi présent grâce à ces neuf mois merveilleux.

Et pourtant, les jours suivants, je ne voyais que tout en gris, cette saleté de descente d’hormones qui gâche partiellement ce premier mois ensemble m’a malmenée… Heureusement qu’il y a des hauts et des bas au moral et que l’entourage vous rassure et que ce petit être a une force magique, faire oublier à sa maman les plus gros bobos de l’âme par un simple regard sur lui.

Le moment où il est arrivé, je l’ai senti s’échapper de moi, c’est assez impressionnant la première fois, comme je n’avais pas de péridurale, je catégoriserais cela comme (attention langage non-floral) une « grosse anguille qui arrive enfin » à se décoincer…! Oulala oui, j’ai eu mal, mais mon cœur en même temps à ce moment-là a eu le plus beau cadeau qu’il existe, l’inconditionnel amour d’une maman et de son bébé, la découverte totale, l’incontestable, lui comme un bout de moi, avec une connexion évidente, je l’aurais reconnu parmi d’autres.

Puis les jours ont passé et le baby blues s’est installé, la vie reprend son cours, mais on se sent comme cassée. Les journées sont belles et en même temps difficiles, dès que bébé dort les larmes montent. On ne sait pas vraiment si on se sent bien ou mal, on est mal pour les autres, mais on se sent plus malmenée par un sentiment que par un souci sur lequel poser des mots…


Un message de force pour toutes les futures mamans

Le baby blues est un fléau moral, quand on y est confronté, on est en opposition dans sa tête, c’est presque un cas de folie. On est heureux et en même temps, on pleure d’angoisse ? De tristesse ? De joie pas sûre, on ne sait même pas ! Mais pourquoi doit-on subir cela, c’est dommage. Alors à toutes les mamans qui sont en baby blues, ne vous laissez pas happer par le gris de ce blues sans sens. Plus facile à dire qu’a faire oui, je l’avoue, j’ai moi-même le sentiment d’avoir essayé de lutter mais pas assez, de me raisonner sans y parvenir, ce sentiment de m’être fait voler mon humeur pour ces plus belles périodes de ma vie qui son tellement précieuses et je le regrette.

 

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