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L’allaitement Ă©tait pour moi une angoisse particuliĂšre avant de commencer

Hello, moi c’est GaĂ«lle, et heureuse maman de deux petites filles de 5 ans et 3 mois. L’allaitement Ă©tait pour moi une angoisse particuliĂšre, dans ma famille personne n’a allaitĂ© et j’ai moi-mĂȘme eu uniquement le biberon Ă©tant bĂ©bĂ©. Ma premiĂšre fille a eu le droit au mĂȘme traitement, j’ai cependant dĂ©cidĂ© de commencer l’allaitement avec ma petite derniĂšre. Je dois avouer qu’Ă©normĂ©ment d’a priori se sont installĂ©s au cours des annĂ©es. J’avais peur que cela abĂźme ma poitrine, mais aussi de devenir totalement dĂ©pendante de mon bĂ©bĂ©, de ressentir de fortes douleurs au niveau de mes seins et d’avoir beaucoup de fuites. MalgrĂ© tout, j’ai quand mĂȘme voulu essayer, pour moi et pour mon bĂ©bĂ©. AprĂšs tout, j’avais toujours l’occasion d’arrĂȘter l’allaitement si des effets dĂ©sagrĂ©ables se prĂ©sentaient.

Mon premier allaitement avec ma deuxiÚme fille

Je me souviens avoir fait le choix de ne pas allaiter ma premiĂšre petite fille, ne m’étant pas tellement renseignĂ© au prĂ©alable sur les effets indĂ©sirables, j’ai prĂ©fĂ©ré opter pour le biberon. Quelques mois aprĂšs l’accouchement de ma seconde petite puce, j’ai pris la dĂ©cision de tester l’allaitement. NĂ©e avec 2 kg 765, je m’étais dit que l’allaitement pourrait faire grimper sa courbe de croissance. J’ai donc naturellement accueilli ma fille avec la tĂ©tĂ©e de bienvenue juste aprĂšs sa naissance. Les premiers jours Ă  la maternitĂ© se sont trĂšs bien passĂ©s, malgrĂ© quelques douleurs de routine, dont des vilaines crevasses sur ma poitrine. C’était en effet tout nouveau pour moi, mais la fantastique Ă©quipe de sages-femmes et auxiliaires de puĂ©riculture de l’hĂŽpital Ă©tait Ă  mes cĂŽtĂ©s pour m’épauler dans cette nouvelle expĂ©rience. Elles m’ont trĂšs bien conseillĂ©, je n’ai pas hĂ©sitĂ© Ă  poser toutes les questions qui me traversaient l’esprit. La dĂ©couverte de l’allaitement fut pour moi l’occasion de me rapprocher d’autant plus avec mon bĂ©bĂ©, de dĂ©couvrir les cĂąlins en peau Ă  peau, chose impossible avec le biberon (mĂȘme si bien Ă©videmment l’amour maternel est intact peu importe la technique). Je peux affirmer aujourd’hui que le contact de l’allaitement est une chose unique, il m’a permis de construire une proximitĂ© avec mon enfant. Quant au papa, certes il Ă©tait un peu déçu de ne pas donner le biberon, idem pour la grande sƓur, mais j’avais envisagĂ© la possibilitĂ© de tirer mon lait en louant un tire-lait auprĂšs d’une association spĂ©cialisĂ©e. Je dĂ©sirais profondĂ©ment les voir, tout autant que moi, profiter de notre petit amour et partager autant de moments de tendresse.

Le retour Ă  la maison

Le retour Ă  la maison fut assez fatigant, l’allaitement, contrairement Ă  ce que l’on pourrait penser, fatigue beaucoup. Les premiĂšres nuits Ă©taient assez difficiles et je n’avais pas la force de tirer mon lait, mais il Ă©tait important de faire profiter le papa. Mon mari se levait avec moi pour m’épauler car j’étais constamment Ă©puisĂ©e, il faisait le rot de notre fille et la changeait, nous avions notamment Ă©quipĂ© notre chambre afin d’avoir tout avoir Ă  proximitĂ©. Ma sage-femme, qui me suivait Ă  domicile avant mon accouchement, m’épaulait Ă©galement et me conseillait sur l’allaitement. Je trouve qu’un accompagnement, surtout pour un premier allaitement, est trĂšs important pour pouvoir continuer en toute sĂ©rĂ©nitĂ© et surtout y prendre du plaisir.

On a diagnostiqué chez ma fille alors ùgée de 8 jours, du muguet sur la langue

TrĂšs contagieux, j’ai Ă  mon tour attrapĂ© ce muguet sur ma poitrine. Une sensation trĂšs dĂ©sagrĂ©able et douloureuse s’est installĂ©e, cela a pris plus de deux mois Ă  disparaĂźtre. J’ai eu le droit au mĂȘme traitement que celui de ma princesse. Je dois avouer que j’Ă©tais trĂšs frustrĂ©e de ne pas pouvoir la nourrir moi-mĂȘme. A plusieurs reprises je pensais mĂȘme tout arrĂȘter, mais pour le bien de mon bĂ©bĂ© et voyant Ă  quel point elle adorait tĂ©ter et ĂȘtre aussi proche de moi, j’ai rĂ©sistĂ©.

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