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J’ai eu mon premier enfant Ă  15 ans et il est ma plus grande fiertĂ©

Hello, moi c’est MĂ©lanie. Je suis devenue maman 3 mois avant mes 16 ans. Et si je devais revivre cela, je n’hĂ©siterai pas une seule seconde. MalgrĂ© la peur et les angoisses du dĂ©part, je suis fiĂšre d’avoir mis un merveilleux petit ĂȘtre au monde. Etre devenue mĂšre Ă  15 ans est aujourd’hui ma plus grande fiertĂ© et ma plus grande rĂ©ussite.

Une rencontre avec le futur papa, suivie d’une suite de rebondissements

J’ai rencontrĂ© le pĂšre de mes enfants Ă  l’Ăąge de 14 ans. DĂšs les premiers instants, ce fut le coup de foudre. Nos yeux pĂ©tillaient, c’Ă©tait la premiĂšre fois que nous ressentions ce genre de sentiment, comme une merveilleuse douleur. Une Ă©motion nouvelle qui nous faisait tourner la tĂȘte. TrĂšs peu de temps aprĂšs notre rencontre, c’est-Ă -dire 6 mois Ă  peine, les premiers signes de grossesse se sont manifestĂ©s. J’Ă©tais totalement perdue. J’avais 15 ans et je me suis retrouvĂ©e Ă  faire une prise de sang. RĂ©sultat ? Positif. Le papa Ă©tait trĂšs heureux alors que de mon cĂŽtĂ©, je me retrouvais dĂ©semparĂ©e.
Le plus dur restait Ă  venir… l’annonce Ă  ma maman. Je suis fille unique et je ne vivais qu’avec elle dans un studio. Rappelons aussi le fait que j’avais seulement 15 ans. Je suis allĂ©e chercher la grande cousine pour faire face. Lorsque ma maman est rentrĂ©e du travail, son verdict est tombĂ©. Il y avait deux possibilitĂ©s : l’avortement ou bien je prenais la porte. J’ai optĂ© pour la deuxiĂšme option en m’installant chez mon copain le temps que la situation se calme. Ma dĂ©cision Ă©tait prise, je ne voulais pas avorter. Bien sĂ»r, lorsque je suis partie, ma maman a couru aprĂšs moi, histoire de me tirer les cheveux je pense. J’ai laissĂ© le plaisir au papa de l’annoncer Ă  sa mĂšre Ă©galement. La stupeur a laissĂ© place au soutien de la part de belle-maman. Ma mĂšre est revenue me chercher trois jours plus tard. Elle a Ă©tĂ© prĂ©sente Ă  chaque examen jusqu’au jour de l’accouchement oĂč elle m’a accompagné jusqu’Ă  l’arrivĂ©e du pĂšre.

L’accouchement

J’ai perdu les eaux en me levant Ă  8 heures 50. Quelques contractions survenaient. J’avais rendez-vous avec le gynĂ©cologue Ă  14 heures. Il ne restait plus qu’Ă  patienter. Ma mĂšre n’Ă©tant pas encore rentrĂ©e du travail, il Ă©tait hors de question d’y allez sans elle. Quand elle est enfin arrivĂ©e, nous avons pris la route de la maternitĂ© Ă  pied. Bien sĂ»r, tout le long de la route, ma mĂšre faisait le pitre. Nous avons eu des fous rires qui me faisaient si mal mais dont je me souviendrai toute ma vie. Ce sont de trĂšs beaux souvenirs.
Une fois sur place, j’ai choisi de faire la pĂ©ridurale. J’Ă©tais dĂ©tendue, aucun stress, je ne m’inquiĂ©tais pas encore. Lorsque le papa est arrivĂ©, il a pris la place de la future grand-mĂšre Ă  mes cĂŽtĂ©s. 19 heures, l’heure d’accueillir notre petite merveille. Lorsqu’il a fallu commencer le travail, ce fut un moment de panique. La peur m’a envahie. Mes jambes tremblaient tellement que le personnel s’est retrouvĂ© Ă  les stabiliser pour les maintenir dans les Ă©triers. J’Ă©tais effrayĂ©e. Le papa m’a rĂ©confortĂ©, les mĂ©decins Ă©galement ayant bien constatĂ© mon jeune Ăąge. 15 minutes aprĂšs, Lorenzo est nĂ©. Le gynĂ©cologue qui m’a aidĂ© Ă  faire venir mon enfant au monde est celui qui avait Ă©tĂ© lĂ  lorsque je suis nĂ©e. Je trouve cette situation assez drĂŽle et symbolique. Mon beau bĂ©bĂ© de 3,570 kg et de 50 cm Ă©tait lĂ . Un amour inconditionnel, un sentiment inexplicable et si puissant. C’Ă©tait mon enfant, et malgrĂ© tous ces sentiments de bonheur intense, j’avais peur.
Lorenzo - fils de melanie mere a 15 ans

Ma vie de maman, un début difficile

Le dĂ©but n’a pas Ă©tĂ© simple. J’ai Ă©chouĂ© au niveau de l’allaitement, j’Ă©tais trĂšs fatiguĂ©e. J’ai vĂ©cu deux jours Ă  la maternitĂ© trĂšs compliquĂ©s. J’avais beaucoup de mal Ă  supporter le dĂ©part de mes proches le soir, de me retrouver toute seule avec le bĂ©bĂ©. Je me posais sans cesse la question : « Et si je n’y arrivais pas ?« . C’est effectivement ce qui m’est arrivĂ©. Il ne s’est pas arrĂȘtĂ© de pleurer durant les deux premiĂšres nuits, il refusait les biberons. Les cĂąlins et les chansons n’y faisaient rien. La troisiĂšme nuit, les sages-femmes ont dĂ©cidĂ© de le prendre. Je me suis retrouvĂ©e seule, sans pouvoir m’arrĂȘter de pleurer. J’Ă©tais Ă  bout, cela commençait Ă  faire beaucoup. La nuit fut longue. A chaque pleure de bĂ©bĂ© que je pouvais entendre dans les couloirs, j’avais cette impression que ces pleurs venaient de Lorenzo. J’ai dĂ» finir par m’endormir sans m’en rendre compte.
Le lendemain, en me ramenant mon enfant, le miracle s’est produit. Je me suis sentie devenir mĂšre. A partir de ce moment, tout est devenu magique. Je ne me suis jamais sentie aussi vivante. Il est devenu mon soleil, il avait besoin de moi, j’avais besoin de lui. J’Ă©tais enfin fiĂšre d’ĂȘtre lĂ  pour mon bĂ©bĂ©. Deux ans aprĂšs, nous avons eu notre fille LĂ©a, tout s’est merveilleusement bien dĂ©roulĂ©. AprĂšs 9 ans de relation le papa et moi sommes sĂ©parĂ©s mais nous sommes trĂšs heureux quand mĂȘme. Devenir mĂšre Ă  15 ans aura Ă©tĂ© l’expĂ©rience de ma vie, ma plus grande fiertĂ© car j’ai rĂ©ussi.
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