Complications, fin de grossesse difficile, licenciement, être enceinte n’a pas été facile pour moi

Coucou la communauté Neuf Mois. Je suis Caroline, une jeune maman qui a décidé de vous raconter pourquoi la grossesse et moi, ça n’a pas vraiment été une histoire d’amour…

Des complications dès le début

Dès le début, ma grossesse a été compliquée. Ce fut en effet une grossesse surprise : j’étais sous pilule et mon compagnon et moi avons découvert mon état à presque 3 mois.

Je n’ai pas eu le droit aux merveilleuses nausées de la femme enceinte, mais j’ai très rapidement eu de grosses douleurs dans le bas-ventre. Après examen, les médecins ont constaté un décollement du placenta, ce qui a entraîné un arrêt de travail dès mon 4ème mois de grossesse. J’avais aussi l’interdiction presque totale de prendre ma voiture, sauf pour me rendre aux rendez-vous médicaux (échographie et monitoring). Suite à cet arrêt, j’ai eu un entretien avec mon patron qui m’a annoncé mon licenciement pour la « bonne raison » que j’étais enceinte et qu’il ne voulait pas s’encombrer de moi… Bien évidemment il n’a pas noté cette raison sur mes papiers mais les choses étaient dites… Donc à la grossesse douloureuse, s’ajoutait la déception de ma situation.

Quand il faut prendre sur soi

À 4 mois de grossesse, je me retrouve donc chez moi 24 heures sur 24 à ne pas bouger. C’est très dur pour le moral. Même pour aller me servir un thé, je dois demander à mon compagnon de le faire. Etant une personne très active, j’ai très mal vécu cette dépendance totale. Ne pouvant pas bouger, mon bébé s’en est chargé pour moi : mon ventre faisait des vagues à longueur de journée. Si au début, c’est rigolo, à force, ce n’est plus tellement le cas, surtout lorsque ça devient douloureux. À 6 mois, à cause du stress, j’ai d’énormes contractions et ma sage-femme décide de m’aliter pour éviter un accouchement prématuré. Dans un premier temps, je suis super contente. Puis, on m’annonce dans un même temps que mon bébé n’est pas assez gros, et qu’il faut que je mange plus pour qu’il puisse grandir. Mais je mange déjà tout le temps… Bon du coup je mange beaucoup plus et je prends 4 kilos en 2 semaines. Il faut bien ça pour bébé !

Nouvel examen. On me sort qu’il n’était pas nécessaire que je mange plus, car mon alitement est suffisant pour que mon petit cœur grossisse. Je suis ravie. Les monitorings se suivent et se ressemblent, les échographies ne donnent rien puisque mon bébé bouge tout le temps et surtout la nuit. Cela m’empêche de dormir sachant qu’en temps normal, je dors sur le ventre, donc forcément avec un maxi bidou, ce n’est pas faisable.

Une fin de grossesse difficile mais le bonheur d’être maman avant tout

La fin de grossesse fut rythmée par les douleurs de mes contractions et une immobilisation totale. Niveau physique, je n’étais pas au top : j’avais pris 25 kilos, et j’étais loin d’avoir la peau parfaite de la femme enceinte. J’avais des boutons partout, et des vaisseaux sanguins explosaient dans mon cou, faisant apparaître des taches de sang sur le haut de ma poitrine et mes épaules. Je devais accoucher fin juillet. Et là, c’est le drame : on m’annonce que le terme est prévu en réalité pour la mi-septembre. La faute à la grossesse sous pilule, qui a induit les médecins en erreur.  J’ai donc attendu la fin avec impatience, plus par fatigue qu’autres choses.


C’est le jour J !

J’accouche enfin, et je rencontre mon fils. Je peux le dire : pour moi, c’est la fin de la galère. Alors oui j’ai mal vécu ma grossesse, mais oui je recommencerai, non pas parce qu’ « on oublie la douleur avec le temps » mais parce que la douleur vaut le coup, pour le bonheur d’une vie.

 

 

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