C’est enceinte de 6 mois que j’apprends ma grossesse

Hello ! Moi c’est Gwen, auteure du blog « Maman Pouponne Papa Bricole » et heureuse maman d’un petit garçon de 3 ans. Mais revenons un petit peu en arrière… lorsque j’ai appris ma grossesse… Car oui je n’ai pas vécu une grossesse comme tout le monde. Avant que cela ne se produise, je pensais que ce genre de chose ne pouvait arriver qu’aux autres. Ce qui me différencie ? J’ai pris connaissance de ma grossesse alors que j’étais déjà enceinte de 6 mois. C’est, me semble-t-il, ce que l’on appelle un déni de grossesse. Laissez-moi vous raconter mon histoire….

Vous vous demandez certainement comment j’ai pu mettre autant de temps avant de m’en rendre compte et comment je l’ai appris ? Pendant 6 mois j’ai continué d’être réglée. Je prenais d’ailleurs encore la pilule et je n’avais aucun symptôme. L’effet de cette dernière avait été coupée par un antibiotique que l’on m’avait prescris sans me signaler qu’il pouvait interagir sur mon contraceptif. 6 mois plus tard, en plein mois de juin, petit retard de règles…. Je décide donc de faire un test urinaire que se révèle positif. Vous ne pouvez même pas imaginer le chamboulement que nous avons eu dans nos têtes ! Nos contrats de travail étant terminés, nous naviguions entre Paris (la ville de mon conjoint) et Lyon (la mienne). Mais avant de paniquer, nous nous sommes décidés à prendre les choses en mains. J’ai donc pris la décision de me faire prescrire une prise de sang et de prendre rendez-vous pour une échographie.

 

Confirmation !

La prise de sang est venue confirmer le test que j’avais réalisé précédemment.  Il me fallait donc rencontrer le gynécologue pour mon échographie, pensant être enceinte de 2/3 mois au maximum. J’ai alors pris mon courage à deux mains et je me suis rendue seule ce jour-là à l’échographie. Je me rappelle très bien la sensation que j’ai ressenti dans la salle d’attente, un nœud dans le ventre. Comment ai-je pu ne pas m’en rendre compte, va-t-il falloir que j’avorte ?
Mon tour arriva et mes crampes aux ventres sont devenues de plus en plus fortes, On a fait l’écho. J’ai regardé.

L’échographe m’a dit vous n’êtes pas enceinte de 2/3 mois…. mais de 6 mois. Angoisse totale ! Les larmes ont soudain coulé sur mes joues. Ce n’est pas que je ne voulais pas de ce bébé mais ce n’étais pas le moment. Ce n’était pas prévu et puis cette inquiétude de savoir que j’aurais très bien pu empoisonner mon bébé, que son développement n’a pas été suivi, et surtout que je ne voyais pas ma première grossesse comme ça. Heureusement je suis tombée sur quelqu’un d’adorable qui m’a toute suite rassuré et aidé. Il ma demandé si je voulais quand même savoir le sexe et je me rappelle lui avoir dit : « Évidement c’est mon bébé, ma vie, je suis maman bien sûr que je veux savoir ». Il m’a alors annoncé que c’était un petit garçon. Il m’a même fait rire en me montrant sur l’écran qu’on distinguait bien ce petit bonhomme  puis il a pris contact avec mon médecin. Il a ensuite placé un rendez-vous avec lui pour que je puisse remplir différents papier et faire les analyses nécessaires.

 

Comment annoncer cette grossesse ?

Oui mais il y a toujours un mais ! Comment annoncer à mon conjoint, lui qui venait de perdre son père quelques mois avant, que j’étais enceinte de 6 mois. Comment allait-il réagir ? Allait-il partir ? J’ai donc décidé de lui envoyer un message sur le trajet. J’étais incapable de lui dire au téléphone. Sur le coup, il ne l’a pas très bien pris et a été chamboulé pendant quelques jours. Mais les choses se son arrangées car après tout, cela faisait 5 ans que nous étions ensemble. Cette grossesse faisait partie de nos projets mais nous souhaitions être installés correctement avant. Désormais, nous n’avions plus le choix, il fallait avancer et vite !
Dans les 48 heures qui ont suivies les résultats, mon ventre de femme enceinte est apparu et j’ai commencé à le sentir bouger. Lors d’un déni de grossesse, le bébé se place d’une façon qu’on ne puisse pas  le voir et bouge très peu. Les semaines se sont alors enchaînées. J’ai du faire ce qu’une femme réalise généralement en 9 mois et chercher un appartement en même temps qu’acheter des affaires pour bébé, de suivre mes cours de préparation à l’accouchement, de faire les prises de sangs, les échographies et de trouver un prénom ! Il fallait aussi me rendre à la sécurité sociale, et m’inscrire à la clinique … Un beau programme me direz-vous !

 

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3 mois pour en profiter encore un peu

Les trois derniers mois qu’il me restait pour profiter de ma grossesse, de mon bébé, je n’ai rien vu passer.  Le jour du terme est alors arrivé très rapidement (pas de contractions jusqu’à ce jour). Puis je me suis rendue à la maternité, comme prévue pour la visite. Et si cela ne suffisait pas, on m’annonce encore quelque chose : « Nous allons vous programmer une césarienne ». Encore une claque en pleine figure. Vous vous demandez certainement pourquoi ne m’ont-ils pas provoqué, pourquoi ne pas avoir attendu quelques jours de plus, tout simplement parce qu’on ne connaissait pas le terme exact et que mon col n’était pas du tout ouvert, que bébé étais très haut et que je n’avais aucune contraction.

 

Rendez-vous pour la césarienne

Rendez-vous donc à la maternité pour cette satané césarienne programmée. Je n’avais pas dormi de la nuit. Ma césarienne était programmée le lendemain de mon entrée à la maternité. J’avais peur de mourir, effrayée de ne pas voir mon bébé. Oui on ne sait pas ce qu’il peut arriver pendant une césarienne et moi qui n’avais déjà pas vécu ma grossesse, je n’allais même pas avoir un accouchement normal. Moi qui m’étais si bien préparée et qui voulais vivre cette accouchement jusqu’au bout. Mais ce fut l’heure. Une sensation horrible m’envahit soudain… Celle de perdre le contrôle en quelques secondes le bas de mon corps. Les battement de mon cœur augmentaient , ma tension aussi. J’avais peur, très peur. Et puis cette anesthésiste ! Cet homme formidable m’a tenue la main , m’a rassuré. Au bout d’un quart d’heure mon bébé était là ! Je l’ai entendu pleuré et vu deux secondes. Je me sentais soudain sereine. L’effet du tranquillisant peut-être ? Tout était enfin terminé. J’ai alors pu prendre mon bébé dans les bras, contre moi, le toucher, le sentir quelques minutes car il fallait à nouveau nous séparer pour aller en salle de réveille.
Une heure plus tard on me remonta enfin dans ma chambre, mon bébé n’était pas encore là. Il arriva avec son papa quelques minutes plus tard. Nous étions parents du plus beau bébé du monde. A cet instant nos vies ont changé ! Il  était notre petit rayon de soleil, la plus belle chose qui ait pu nous arriver.
Certes nos vies ont été bousculées mais nous avons tout de suite ressenti un amour inconditionnel pour cet enfant. Certes, je ressens toujours ce manque de ne pas avoir vécu cette grossesse en entier, d’avoir subi une césarienne et que mon homme n’ait pas pu suivre l’accouchement mais toutes ces épreuves m’ont offert mon plus grand bonheurs et ma raison de me battre chaque jour pour que mon petit bébé ait une vie plus que correcte.


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