Un implant high tech pour mieux gérer sa fertilité

Depuis les doutes émis sur les pilules de troisième génération, le marché des pilules contraceptives, de deuxième et de troisième génération, a chuté de 60%, essentiellement au profit du stérilet. Mais voilà qu’un nouveau contraceptif longue durée s’apprête à faire son apparition : il s’agit d’un implant, méthode déjà connue, mais d’un genre nouveau.

Mis au point par un centre de recherches américain, le Massachussetts Institute of Technology (MIT), ce contraceptif présenté sous forme de puce sous-cutanée pourra être utilisé par la patiente pendant seize ans. Avantage : ce contraceptif ne délivrerait pas d’œstrogène mais uniquement de la progestérone, ce qui écarte le risque de thrombose. Mais, comme l’actuel implant, le Nexplanon® qui reste en place « seulement » trois ans, ce contraceptif occasionnerait parfois des saignements inopportuns et impossibles à prévoir. La perfection n’est pas de ce monde…

 

Comment marche ce nouveau contraceptif ?

La micro-puce (20 mm x 7 mm) peut être implantée dans l’avant-bras, dans l’abdomen ou au niveau du fessier. Tous les jours, une dose 30 microgrammes de lévonogestrel sera diffusée, grâce à une batterie interne qui fera fondre le joint qui entoure la dose journalière de lévonorgestrel. La micro-puce en contient une quantité suffisante pour agir pendant 16 ans, stockée dans des micro-compartiments. Ça paraît complètement incroyable, mais bon, c’est ça, la biotechnologie, ça tient parfois du miracle !

 

Et si je veux un bébé ?

C’est ça aussi le miracle : plus besoin d’enlever l’implant et de multiplier les gestes invasifs au cabinet de la sage-femme ou du gynécologue pour poser, enlever et remettre l’implant. Ce nouveau contraceptif est vraiment un surdoué, sous réserve de son efficacité et de son absence d’effets secondaires qui restent encore à démontrer : en effet, il est équipé d’une télécommande qui permet activer et de désactiver l’implant. Un clic, et zou, je me mets en mode zéro bébé, un clic et, youpi, je commence à tricoter la layette au moins en pensée, un troisième clic quelques mois plus tard et nous voilà revenue en mode zéro bébé. Et cela pendant 16 ans… Ça paraît trop beau pour être vrai….


 

Et je l’aurais quand ?

Ah ça, pas tout de suite ! Va falloir attendre… 2018. Cet implant contraceptif à télécommande a été mis au point à l’état de prototype par le Massachussetts Institute of Technology avec le soutien de la Fondation Bill et Melinda Gates. Pour les années à venir, il y a encore quelques petites précautions à étudier, comme la confidentialité des données échangées entre l’implant et la télécommande, mais aussi les éventuels effets secondaires du contraceptif. A savoir que l’implant actuel, outre l’inconvénient des saignements intempestifs, peut parfois réactiver l’acné et il est aussi déconseillé aux personnes en surpoids. Ce contraceptif high tech ne sera peut-être pas prescrit à toutes les femmes en âge de procréer.

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