Combien de temps attendre avant une nouvelle grossesse pour éviter la prématurité ?

Pour les couples connaissant des difficultés de fertilité ou des grossesses compliquées, la question du délai à respecter entre deux conceptions revient souvent, avec pour motif la peur de la prématurité. A l’occasion aujourd’hui de la Journée Mondiale de la Prématurité, nous avons voulu faire le point sur Neuf Mois quant au délai idéal pour programmer une nouvelle naissance en minimisant le risque de prématurité.

C’est une question fréquente, mais y a-t-il réellement une réponse précise pour tous les couples ?

Et puis, y a-t-il une relation entre une fausse couche et la prématurité de la grossesse suivante ? Des chercheurs, en Californie, se sont penchés sur la question, en étudiant l’intervalle intergravidique, c’est à dire la période s’écoulant entre la terminaison d’une grossesse et le début de la suivante. Ils ont étudié plus d’un million de naissances vivantes qui s’étaient produites soit après une précédente naissance vivante (971 211 patientes), soit après une fausse couche (138 405 patientes).

Un délai différent après une fausse couche

L’intervalle intergravidique idéal serait compris entre 18 et 36 mois, après une naissance vivante. C’est finalement souvent ce que les couples décident spontanément, non ? En revanche, après un avortement spontané, aucune augmentation significative du risque de prématurité n’est mise en évidence. Au contraire, si le début de la nouvelle grossesse intervient dans les 6 mois suivant la fausse couche, le risque est diminué. « Pour éviter l’accouchement prématuré, il est préférable d’attendre entre un an et demi et trois ans avant de commencer une nouvelle grossesse après une naissance vivante. Par contre, en cas de fausse couche, un nouvel essai très précoce est le plus favorable », conclut le Dr Charles Vangeenderhuysen, qui a relaté cette étude dans le Journal International de Médecine, publié le 17 novembre.

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