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Quelle serait la durée idéale du congé maternité pour reprendre le travail en super forme ?

En France, le congé maternitĂ© comprend un congĂ© prĂ©natal (qui se dĂ©roule avant l’accouchement) et un congĂ© postnatal (donc aprĂšs l’accouchement). La durĂ©e varie selon le nombre d’enfants qu’on attend et le nombre d’enfants qu’on a dĂ©jĂ  eus. Lorsqu’il s’agit du premier ou du deuxiĂšme enfant, une femme a le droit Ă  seize semaines de son congĂ© maternitĂ© (quatre semaines avant l’accouchement  et douze aprĂšs la venue au monde de bĂ©bĂ©). Mais pour des scientifiques britanniques, issus de l’universitĂ© de Salford, cette durĂ©e n’est pas convenable. En effet, selon une Ă©tude relayĂ©e par le MailOnline, il faudrait une annĂ©e entiĂšre pour que les femmes, qui viennent de mettre au monde un enfant, rĂ©cupĂšrent de leur accouchement.

Un an avant de reprendre le travail en super forme

AprĂšs la naissance de bĂ©bĂ©, on est sujette au baby-blues, on est souvent fatiguĂ©e (sauf si vous avez un bĂ©bĂ© qui fait ses nuits tout de suite mais bon, lĂ  alors, postulez au Guiness des records sans perdre une seconde !), on peut aussi souffrir de quelques douleurs si on a subi un accouchement par cĂ©sarienne ou eu une Ă©pisiotomie, et il faut l’avouer, on profite de ces moments privilĂ©giĂ©s avec notre petit amour. Alors avouons-le, douze semaines en sa compagnie, ce n’est vraiment pas assez ! Qui plus est, sommes-nous assez en forme physiquement et psychologiquement pour reprendre le travail ? La plupart d’entre nous serons unanimes : non. Eh bien une Ă©tude scientifique britannique vient confirmer, qu’en effet, ces quelques semaines de repos (qui, avouons-le, ne sont pas rĂ©ellement reposantes) ne suffisent pas. Pourtant, dans certains pays, notamment aux États-Unis, les employeurs, sages-femmes et mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes accordent en gĂ©nĂ©ral seulement six semaines de congĂ© post-natal aux jeunes mamans avant de reprendre le travail (bon du coup on va un peu moins se plaindre) et parfois ce repos n’est mĂȘme pas rĂ©munĂ©rĂ©.

Pour cette Ă©tude, le Dr. Julie Wray, issue de l’universitĂ© de Salford, basĂ©e Ă  Manchester (Royaume-Uni), a interrogĂ© plusieurs femmes au cours de leur deuxiĂšme et troisiĂšme semaine de congĂ© post-natal, et ensuite trois, six et sept mois aprĂšs l’accouchement de bĂ©bĂ©. Pour la plupart d’entre elles, ces six semaines sont de la pure « fantaisie« . Par ailleurs, elles ont Ă©galement exprimĂ© un mĂ©contentement concernant les services postnataux. En effet, aprĂšs ces six semaines, les jeunes mamans subissent un contrĂŽle de la part d’une sage-femme ou d’un mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste afin de savoir si elles sont aptes, ou non, Ă  reprendre le chemin du travail. Mais si le corps est fonctionnel, psychologiquement, ça peut parfois prendre plus de temps. C’est ce qu’ont invoquĂ© les jeunes mĂšres interrogĂ©es. Le Dr. Julie Wray a expliquĂ© : « Les femmes estiment qu’il faut beaucoup plus de six semaines pour se rĂ©tablir et qu’elles devraient ĂȘtre soutenues au-delĂ  des six Ă  huit semaines qui suivent la naissance. »Â 

Du changement au niveau de la prise en charge de la jeune mÚre et son bébé

Mais ce n’est pas tout. Au fil des annĂ©es, aider les jeunes mamans Ă  s’adapter Ă  leur nouvelle vie a bien changĂ©. Par exemple, auparavant, le personnel de l’hĂŽpital montrait Ă  la maman comment faire prendre son bain Ă  bĂ©bĂ©. L’hĂŽpital ne laissait sortir la mĂšre qu’une fois que l’Ă©quipe soignante estimait qu’elle pouvait se dĂ©brouiller seule. À prĂ©sent, les jeunes mĂšres britanniques peuvent rentrer chez elles avec leur tout-petit seulement six heures aprĂšs l’avoir mis au monde, ce qui leur laisse un sentiment de « laissĂ©e pour compte ». Les professionnels de santĂ© sont bien conscients de ce changement. Mais comme l’explique le Dr Julie Wray, « les rĂ©ductions de financement du gouvernement et la pĂ©nurie nationale de sages-femmes signifient que les services postnataux sont confrontĂ©s Ă  de nouveaux dĂ©fis ». Ben voyons, toujours une histoire de gros sous !

Sue MacDonald, directrice de la recherche au Royal College of Midwives (RCM), le syndicat des sages-femmes, s’est montrĂ©e favorable Ă  cette nouvelle Ă©tude. InterviewĂ©e par Le Monde en dĂ©cembre 2011, elle avait expliquĂ© que, bien que les femmes au Royaume-Uni sortent trĂšs vite de maternitĂ© aprĂšs avoir accouchĂ©, il y a un suivi Ă  domicile durant 28 jours. Également, n’oublions pas que le congĂ© maternitĂ© Outre-Manche, comme dans certains pays scandinaves ou au QuĂ©bec, est de 52 semaines ! Mais malheureusement, en raison du manque crucial de sages-femmes, les visites sont de moins en moins frĂ©quentes. « Autrefois, c’Ă©tait deux fois par jour pendant les premiers jours ; aujourd’hui, c’est rarement plus de trois fois dans le mois au total », regrette la sage-femme. Et cinq ans plus tard, Sue MacDonald a tenu le mĂȘme discours dans le MailOnline, soulignant une fois encore le manque de sages-femmes Outre-Manche. Elle a Ă©galement expliquĂ©, concernant les jeunes mĂšres aux États-Unis, que ces derniĂšres sont confrontĂ©es Ă  la pression de revenir en pleine forme au travail. Mais bien que la rĂ©cupĂ©ration physique soit faite, en revanche, niveau mental, elle est loin d’ĂȘtre terminĂ©e. Et pour vous, quelle serait selon vous la durĂ©e idĂ©ale d’un congĂ© maternitĂ© rĂ©munĂ©rĂ© ?

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