L’endométriose : une pathologie qui peut rendre infertile à dépister à l’école ?

« Nous sommes en 2016 et, cependant, les maladies féminines restent encore taboues, indicibles, et leurs répercussions sur la vie des femmes bien souvent sous-estimées », a déclaré la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, lundi 27 juin dernier, avant de signer une convention avec l’association Info Endométriose. Parmi ces maladies concernées, on retrouve l’endométriose, une maladie qui touche plus de 2 millions de femmes en France. Pour y remédier, la ministre a décidé de faire connaître davantage cette maladie en sensibilisant les infirmières scolaires, les professeurs et les élèves à l’endométriose et aux symptômes qui l’accompagnent.

L’endométriose c’est quoi ?

L’endométriose est une maladie génétique qui se caractérise par la présence anormale de fragments d’endomètre à l’extérieur de l’utérus. L’endomètre correspond aux tissus qui tapissent la cavité utérine. Cette maladie, peu connue, représente une des causes les plus fréquentes d’infertilité et de stérilité. En effet, 1 femme sur 10 en âge d’avoir un bébé souffre d’endométriose, soit environ 176 millions de femmes dans le monde.

Quels sont les symptômes ?

L’endométriose se caractérise par des règles douloureuses, des douleurs durant les rapports sexuels mais aussi quand on va aux toilettes. Une femme qui souffre de cette maladie a également des douleurs pelviennes fréquemment ainsi qu’aux lombaires et aux abdominaux. Pour la ministre de l’Education nationale : « Souffrir, c’est le signe qu’on est malade ». Elle souhaite alors faire davantage connaître cette pathologie génétique afin de faire disparaître ces préjugés selon lesquels « les femmes seraient fragiles par nature. »

Le but ? Faire davantage connaître cette maladie

Si cette maladie est encore taboue, c’est parce qu’elle est encore très peu connue, non seulement par les patientes mais aussi par les professionnels de la santé. Voilà pourquoi cela « génère un important retard de diagnostic, en moyenne de sept années, pendant lesquelles la maladie progresse » ce qui peut entraîner « des troubles plus difficiles à traiter, parfois irréversibles », a expliqué le médecin Chrysoula Zacharopoulou, chirurgien gynécologue à l’hôpital Armand Trousseau, situé dans le XIIème arrondissement de Paris.

En sensibilisant les infirmières scolaires, les enseignants mais aussi les élèves à l’aide d’une formation, la ministre Najat Vallaud Belkacem espère que les jeunes filles pourront consulter plus vite en cas de règles douloureuses. Mais ce n’est pas tout : des flyers, livrets et affiches seront distribués dans les établissements scolaires. Vers la fin du tabou de l’endométriose ?

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