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PremiĂšre mondiale : un bĂ©bĂ© naĂźt aprĂšs une greffe d’utĂ©rus

Une SuĂ©doise de 36 ans, nĂ©e sans utĂ©rus, a pu donner naissance Ă  un petit garçon aprĂšs avoir reçu une greffe d’utĂ©rus, nous apprend la revue mĂ©dicale The Lancet. Une belle avancĂ©e mĂ©dicale qui pourrait par la suite aider bon nombre de couples ayant des problĂšmes de fertilitĂ©.

 

Une greffe pour pallier une malformation

En 2013, la jeune femme ainsi que 8 autres avaient eu une greffe d’utĂ©rus d’une donneuse vivante. C’est une amie de la famille de la SuĂ©doise, ĂągĂ©e de 61 ans et mĂ©nopausĂ©e depuis 7 ans lorsqu’elle a Ă©tĂ© opĂ©rĂ©e, qui a Ă©tĂ© la donneuse de cette jeune femme.
Toutes ces femmes ayant eu recours Ă  la greffe sauf une Ă©taient atteintes du syndrome de Rokitansky (MRKH) : une malformation qui prive les femmes d’une partie ou de la totalitĂ© du vagin et de l’utĂ©rus. Selon l’association MRKH, ce syndrome toucherait environ une femme sur 4 500.

Une belle avancée médicale

AprĂšs plus de 10 ans de recherche, le professeur Mats BrĂ€nnström, spĂ©cialisĂ© en gynĂ©cologie-obstĂ©trique Ă  l’universitĂ© de Gothenburg (SuĂšde) et son Ă©quipe ont rĂ©ussi cette opĂ©ration trĂšs importante. Une prouesse qui aura, on l’espĂšre, des consĂ©quences positives par la suite. L’Ă©quipe mĂ©dicale a expliquĂ© que l’absence d’utĂ©rus « était le seul type d’infertilitĂ© fĂ©minine jusque lĂ  considĂ©rĂ© comme au-delĂ  des ressources thĂ©rapeutiques ». Les prĂ©cĂ©dents essais de greffe d’utĂ©rus avaient tous Ă©chouĂ©s. Cette opĂ©ration en SuĂšde est donc une premiĂšre mondiale. Ce succĂšs « crĂ©e la possibilitĂ© de traiter bon nombre de jeunes femmes dans le monde qui souffrent d’infertilitĂ© utĂ©rine », a expliquĂ© le professeur, en rappelant que la donneuse de 61 ans Ă©tait mĂ©nopausĂ©e.
Avant la greffe, la SuĂ©doise a eu recours Ă  une fĂ©condation in vitro pour fĂ©conder des ovules venant de ses ovaires en bon Ă©tat. C’est un an aprĂšs la greffe que les mĂ©decins ont implantĂ© un embryon dans son utĂ©rus.

Une grossesse compliquée mais un bébé en bonne santé

Pendant sa grossesse, la SuĂ©doise a du prendre des corticostĂ©roĂŻdes Ă  cause « d’un Ă©pisode de faible rejet ». Et Ă  31 semaines de grossesse, elle a Ă©galement Ă©tĂ© sujette Ă  la prĂ©-Ă©clampsie (une grave hypertension qui met le fƓtus en danger vital). Elle a alors accouchĂ© prĂ©maturĂ©ment de son bĂ©bĂ© nĂ© par cĂ©sarienne. Il pesait Ă  la naissance 1,775 kilos, mais la maman et le petit se portent aujourd’hui trĂšs bien.
Une histoire qui donne espoir, n’est-ce pas ?

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