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Un pĂ©diatre interdit d’exercice Ă  vie pour un faux certificat de vaccination

Le 28 juin 2015, un enfant Ă©tait hospitalisĂ© en rĂ©animation Ă  Tours, infectĂ© par le tĂ©tanos. Surprise des Ă©quipes hospitaliĂšres qui constataient que le carnet de vaccination de l’enfant attestait de la vaccination obligatoire. Les analyses effectuĂ©es devaient dĂ©montrer que l’enfant n’Ă©tait pas vaccinĂ©. Certificat de complaisance ? Dans le doute, l’Agence RĂ©gionale de SantĂ© (ARS) a dĂ©cidĂ© de suspendre le pĂ©diatre ayant signĂ© le certificat de vaccination pendant cinq mois en attendant que le Conseil de l’Ordre statue.

En premiĂšre instance, le Conseil National de l’Ordre des MĂ©decins a interdit Ă  ce pĂ©diatre homĂ©opathe, le Dr Philippe Bry, 52 ans, d’exercer sa profession pour une durĂ©e de 18 mois. Le mĂ©decin, qui exerce depuis 28 ans, a dĂ©cidĂ© de faire appel, mais mal lui en a pris. En effet, la seconde dĂ©cision le 8 juillet dernier, dĂ©finitive, a Ă©tĂ© beaucoup plus sĂ©vĂšre : radiation Ă  vie. Une dĂ©cision qui ne peut que rappeler le cas du professeur Henri Joyeux…

Un mĂ©decin opposĂ© au « dogme vaccinal »

La dĂ©cision du Conseil National de l’Ordre des MĂ©decins a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e, le 25 juillet dernier, par le journaliste Jean-Yves Nau sur le blog Journalisme et SantĂ© Publique.

Dans son milieu professionnel, le pĂ©diatre Philippe Bry est bien connu pour ses positions militantes anti-vaccination. En effet, il fait partie de ces personnes qui pensent que les vaccins prĂ©sentent une toxicitĂ© et, donc, reprĂ©sentent un danger. Un dĂ©bat houleux qui continue de faire rage entre les tenants du pour et les tenants du contre. Et une prise de position militante que le mĂ©decin, arrivĂ© aux deux tiers de sa carriĂšre, paie cher… Mais les parents auraient pu payer encore plus cher si leur enfant Ă©tait dĂ©cĂ©dĂ© du tĂ©tanos, comme ce fut le cas, par exemple, pour l’enfant hospitalisĂ© suite Ă  une diphtĂ©rie en Espagne, Ă  la mĂȘme Ă©poque, et malheureusement dĂ©cĂ©dĂ©.

Heureusement pour lui, l’enfant atteint du tĂ©tanos est sorti d’affaire aprĂšs plusieurs mois d’hospitalisation. Et donc une facture extrĂȘmement lourde pour l’assurance maladie, alors que la vaccination, obligatoire, aurait permis d’Ă©viter le drame humain, tant pour la famille et pour l’enfant que pour le mĂ©decin dĂ©sormais privĂ© de son mĂ©tier Ă  vie, ainsi que ce surcoĂ»t pour les caisses d’assurance maladie.

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