Manuel Valls confirme son opposition à la GPA

Après les récentes mesures prises par le gouvernement au sujet de la famille, qui n’étaient pas de bonnes nouvelles pour nos porte­feuilles, Manuel Valls, le Premier Ministre, a tenu à rappeler l’importance de la cellule familiale. Interviewé par le journal catholique La Croix, il a défini la famille comme étant « un repère, un pôle de stabilité ».

Si la famille est un socle essentiel dans la société française, le Premier Ministre n’a pas l’intention de tout autoriser. Ainsi en est-il du refus de son gouvernement de légaliser la GPA (Gestation Pour Autrui) : cette technique de procréation « est et restera interdite en France », a-­t­-il affirmé. Assurant que François Hollande ne changerait pas d’avis sur la question, le Premier Ministre a eu des propos tranchés sur ce mode de procréation : c’est « une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes », selon lui.

Et les enfants déjà nés ?

Lors de l’entretien avec La Croix, il a été à nouveau question du statut des enfants nés de mères porteuses à l’étranger. La Cour européenne des Droits de l’Homme avait en effet condamné la France pour ne pas avoir reconnu ces enfants. Manuel Valls a admis que « ces enfants ne sont pas responsables de la situation dans laquelle ils se trouvent ». Et « que trois questions restent en suspens ». Quelles sont­-elles ? La « protection » des enfants, « leur droit à hériter » « et leur nationalité ». Le gouvernement se « laisse le temps de la réflexion » pour prendre des décisions là-dessus. Mais il est cependant « totalement exclu d’autoriser la transcription automatique des actes étrangers, car cela équivaudrait à accepter et normaliser la GPA », a assuré l’élu.


Un vrai casse-tête pour le gouvernement ! Qui envisage d’engager une « initiative internationale » pour que « les pays qui autorisent la GPA » ne laissent pas les ressortissants étrangers à avoir recours à ce type de procréation chez eux. Les couples français ne pourraient donc plus demander l’aide d’une mère porteuse à l’étranger. Il n’est pas certain pour autant que les pays concernés acceptent de prendre parti dans ce sens.
Et vous, que pensez­-vous de la GPA ?

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