GPA : la première mère porteuse au Portugal est aussi la grand-mère de l’enfant !

Maria, âgée de 50 ans et d’origine portugaise, a décidé de devenir mère porteuse. Mais elle ne sera pas la mère porteuse de n’importe quel enfant. Elle a décidé de porter l’enfant de sa propre fille qui ne peut pas en avoir. C’est le Conseil national portugais qui a autorisé cet accès à GPA (Gestation pour Autrui).

A 30 ans, Isabel fait appel à sa mère pour porter son enfant

Depuis toujours, Isabel et son mari Miguel ne rêvent que d’une chose : devenir parents. Malheureusement, la jeune femme ne peut pas avoir d’enfant suite à l’ablation de son utérus, une opération qui faisait suite à une endométriose sévère. Mais avant l’intervention chirurgicale, ses ovocytes ont été prélevés et congelés. Sa mère Maria, âgée de 50 ans, lui a alors proposé de porter son enfant pour qu’elle aussi, puisse tout de même, devenir mère à son tour. Maria proposait ainsi à sa fille de devenir sa mère porteuse. Ainsi, le 7 août dernier, Isabel et son mari ont demandé au Conseil portugais de la procréation médicalement assisté d’approuver leur décision. Décision qui a été approuvée vendredi dernier. Une première pour le Portugal depuis l’approbation de la loi il y a tout juste un an et une très bonne nouvelle pour ce couple, qui va enfin réaliser son rêve, celui de devenir parents. « Je ne fais que trembler. Je suis dans un tourbillon émotionnel depuis que j’ai appris la bonne nouvelle. J’arrive même pas à décrire ce que je ressens », a  déclaré la future maman à l’Expresso, journal portugais.

La PMA, de quoi s’agit-il ?

La PMA (procréation médicalement assistée) ou l’AMP (pour assistance médicale à la procréation) signifient la même chose : des techniques médicales consistant à manipuler spermatozoïdes et ovules pour mener à bien une fécondation et ainsi aider les couples infertiles à avoir des enfants. La PMA comprend l’insémination artificielle hors du corps, c’est-à-dire l’introduction du sperme du conjoint ou donneur au niveau du col de l’utérus pour aboutir à la fécondation d’un ovule. Elle comprend également la fécondation in vitro (FIV), dont le but est de recueillir spermatozoïdes et ovules, de procéder à une fécondation artificielle et enfin introduire le ou les embryon(s) obtenus dans l’utérus de la femme. Enfin, il existe une dernière technique appelée fécondation in vitro avec ICSI, qui permet d’introduire directement un spermatozoïde dans un ovule puis de procéder aux étapes de la FIV.


La PMA en France, qui peut en bénéficier ?

En France, d’après la loi, la PMA est réservée aux couples composés d’un homme et d’une femme en âge de procréer et souffrant d’une infertilité médicalement constatée. Cependant, il n’y a pas d’âge limite fixé pour bénéficier d’une PMA. Toutefois, l’assurance maladie ne la prend pas en charge si la femme a dépassé les 43 ans. Il faut noter également que la loi évolue. En effet, lors de sa campagne en avril 2017, Emmanuel Macron s’est déclaré « favorable à l’ouverture de la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes » et a été soutenu par le comité consultatif d’éthique qui a rendu un avis favorable en juin dernier sur l’ouverture de la PMA. Certains pays européens autorisent déjà la PMA à toutes les femmes comme le Portugal, le Royaume Unis ou l’Espagne. La GPA, quant à elle est strictement interdite en France (et dans de nombreux pays) au nom du principe d’indisponibilité du corps humaine.

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