Lutte contre l’infertilité : des chercheurs font une avancée dans la transplantation ovarienne

Il existe plusieurs méthodes pour lutter contre l’infertilité. Et aujourd’hui, les scientifiques fondent de vrais espoirs dans la transplantation ovarienne. La technique de transplantation de tissu ovarien est en effet une technique jeune et encore expérimentale mais pleine d’espoir, qui est surtout utilisée pour les femmes ayant subi un traitement de chimiothérapie. Cette semaine, une équipe de chercheurs du Kenya a fait un fait bon dans le développement de cette technique.

Qu’est-ce que la transplantation ovarienne ?

Quand une patiente doit recevoir un traitement potentiellement toxique pour sa fertilité, on peut lui proposer différentes solutions pour maintenir ses chances de pouvoir enfanter. Depuis le début des années 2000, une nouvelle technique est en voie de développement. Elle consiste à préserver du tissu ovarien puis à transplanter ce tissu une fois les traitements terminés. Il s’agit d’une autogreffe c’est-à-dire que les tissus du donneur et du receveur appartiennent à la même personne ainsi, il n’y a pas de problème de rejet. Mais la transplantation ovarienne est une technique qui pourrait également être utilisée pour traiter l’infertilité, en greffant des ovaires d’une femme donneuse à une femme n’ayant pas de fonction ovarienne. Dans ce cas, le traitement anti-rejet est plus lourd et est un frein au succès d’une telle greffe.

Un espoir dans le traitement de l’infertilité féminine

Les chercheurs Kenyan ont pu procéder à une transplantation de tissus ovariens sans avoir recours à des médicaments anti-rejet. Comment ont-ils fait ? Ils ont utilisé un composé produit par l’embryon humain pour se protéger des réactions immunitaires de rejet par le corps de la femme enceinte. Ce composé, appelé PIF (pour Facteur Pré Implantatoire), pourrait ainsi protéger la greffe d’ovaires de toute forme de rejet et surtout éviter la prise de médicaments anti-rejet, aux effets secondaires importants. Ce composé aiderait également à restaurer la fonction normale des ovaires. Il s’agit d’une vraie avancée d’autant qu’on estime qu’1% des femmes souffrent d’insuffisance ovarienne avant l’âge de 40 ans.


Et en France et dans le monde, qu’en est-il de la transplantation ovarienne ?

En France, cette technique est encore considérée comme expérimentale. Elle est utilisée essentiellement dans le cadre de la préservation de la fertilité en cas de traitement gonadotoxique. Quelques dizaines de naissances ont pu avoir lieu dans le monde depuis le début des essais en 2004 dont 2 en France. En 2015, une greffe entre sœurs jumelles a pu réussir car les jeunes femmes avaient un patrimoine génétique quasi-identique, ce qui a permis de ne pas utiliser de médicaments anti-rejets.

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