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L’hôpital de Draguigan poursuivi par les parents d’un enfant handicapé

Un couple de trentenaires résidant dans le Var a porté plainte contre le centre hospitalier de la Dracénie à Draguigan car celui-ci n’a pas su déceler le handicap de leur fils aujourd’hui âgé de 10 ans. L’histoire est rapportée par le site internet de var Matin.

Géraldine et Sébastien, parents d’un petit garçon, poursuivent l’établissement de santé de la Drécanie devant le tribunal administratif de Toulon. Leur enfant est né avec des malformations aux membres.

Des échographies en apparence « normales »

Amoureux, Géraldine et Sébastien décident de devenir parents. Le papa est atteint d’une malformation aux pieds et ils savent qu’il peut y avoir un risque pour leur futur enfant car cette malformation est d’origine générique.
Les examens sont effectués et le gynécologue fait part des résultats à la famille. « Il me disait que les échographies étaient normales. Idem pour les échos morphologiques à 22 et 33 semaines. Celle à 22 semaines mentionnant même membres supérieurs et inférieurs vus et semblant normaux », déclare la jeune femme, âgée de 21 ans à l’époque.

C’est à la naissance que Géraldine et Sébastien découvrent les anomalies du bébé, à savoir une agénésie des deuxième et troisième doigts à chaque main, des troisième et quatrième orteils à chaque pied ainsi qu’un kyste sur les reins. « Les sages-femmes ont posé le bébé sur mon ventre, sans rien dire. Le gynécologue est arrivé trois heures plus tard, l’a regardé et n’a rien dit. Nous aurions aimé qu’il dise, au moins, qu’il n’avait pas vu, qu’il avait fait une erreur. Mais rien », raconte Géraldine.

Les parents attendent des réponses, ils ne comprennent pas comment les médecins ont pu passer à côté de la malformation de leur fils.

Handicapé mais super motivé

Le petit garçon, dont on ne connaît pas le prénom, est lourdement handicapé. Il s’est fait opérer plusieurs fois à partir de l’âge de 3 mois. Âgé de 10 ans, il marche, difficilement, il essaie de se servir de ses mains, mais écrit très lentement. Il ne peut pas enfiler ses chaussures, ni faire ses lacets, il ne peut pas compter avec les doigts (il a d’ailleurs redoublé son CE1 à cause de ce retard). « Tout est contraignant, mais il est super motivé », confie sa maman. Scolarisé comme tous les autres enfants de son âge, il fera sa rentrée au collège en septembre prochain.


Peut-on vraiment tout voir ?

Si le couple a décidé d’amener cette histoire devant les tribunaux c’est pour que cela n’arrive pas à d’autres familles. Pour leur avocat, il y a eu négligence, cela ne fait aucun doute. Même si une première expertise menée par la Commission régionale de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux a donné raison aux parents, cela ne veut pas dire que leur affaire est gagnée pour autant. Le résultat de l’expertise ne donnant pas obligation à l’assurance de l’hôpital d’indemniser la famille, il faudra donc attendre la décision du tribunal administratif de Toulon. Affaire à suivre.

Mais rappelons toutefois que tout n’est pas toujours visible à l’échographie et que lorsque l’échographe indique sur le compte-rendu qu’il n’a « rien vu de particulier », cela ne veut pas dire forcément qu’il n’y a pas un souci non décelé. L’obésité importante de la future mère par exemple, peut empêcher les clichés d’être précis. Ou la position du bébé ne permet pas toujours de voir certaines parties du corps. L’échographie est une grande avancée pour la médecine mais pas encore une science exacte.

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