La prise de corticoïdes in utero serait bénéfique pour les grands prématurés

Publiée dans la revue britannique médicale BMJ, une nouvelle étude tend à prouver qu’injecter des corticoïdes aux mamans susceptibles d’accoucher prématurément serait bénéfique pour la santé du bébé une fois né. Menées par une équipe de scientifiques issue de diverses universités américaines, les recherches montrent en effet que l’utilisation de cette hormone de synthèse réduirait fortement le taux de mortalité des grands prématurés (nourrissons nés avant 34 semaines d’aménorrhée).

A partir de quand les corticoïdes seraient bénéfiques ?

Pendant quatre ans, les chercheurs ont étudié le cas de plus de 100 000 enfants nés prématurément (entre la 23e et 34e semaine d’aménorrhée). Et, il s’est avéré que ce sont les bébés nés le plus tôt (dès la 23ème semaine) qui avaient le plus profité de cette injection de corticoïdes in utero. En plus d’avoir limité le risque de mortalité infantile, ces derniers auraient permis de réduire significativement les complications liées à la naissance prématurée comme les handicaps physiques et mentaux ainsi que les maladies graves.

En France, injecte-t-on des corticoïdes aux futures mamans risquant d’accoucher trop tôt ?

Aujourd’hui en France, lorsqu’une maman risque d’accoucher après 24 semaines et avant 34 semaines, il est recommandé d’injecter deux doses de corticoïde (betamethasone) à 24 heures d’intervalle, pour aider le fœtus à se développer correctement, surtout sur le plan pulmonaire. Mais c’est la première fois qu’une étude montre les bénéfices des corticoïdes sur les grands prématurés nés entre 23 et 24 semaines. Selon un rapport de la DREES (Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques du Ministère de la Santé) paru en octobre 2011, 7,4 % des naissances en France surviendraient avant terme. Cela représente 60 000 naissances en France en 2010 (Source : SOS Préma). Cette étude confirme donc la nécessité d’un traitement préventif par corticoïdes chez les enfants nés prématurés et ce d’autant plus chez les extrêmes prématurés.

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